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Affichage des articles associés au libellé Policier

Un avion sans elle (2012) - Michel Bussi - livre audio lu par François Hatt

C'est une erreur de "clic" à la commande du livre sur internet qui nous a envoyé la version audio de Un avion sans elle plutôt que la version papier. Après tout, pourquoi pas? "On verra", nous sommes-nous dit, Stéphanie et moi. C'est aussi l'occasion de suivre l'histoire ensemble ; et la plupart des avis concernant la "lecture auditive" semble positive. La première impression est que la lecture du texte par François Hatt, comédien de son état, est agréable, et en fonction de ce qu'il lit, l'intonation ajustée. Il faut cependant se concentrer un peu plus, surtout au début, car les mots n'étant pas visuellement lus, il faut les imprimer dans sa tête par un autre moyen, par d'autres cheminements dans le cerveau, j'imagine. Je ne comprends donc pas comment certaines personnes peuvent écouter des livres audio en préparant à manger ou même en conduisant. Bien sûr, l'expérience s'approche de l'écoute d...

Coogan's bluff (1968) - Don Siegel

La collaboration Don Siegel / Clint Eastwood a donné un chef d’œuvre, The beguiled , et l'un des plus célèbres et controversés polars, Dirty Harry . D'autres films les réunissent dont ce Coogan's bluff de 1968. Clint Eastwood y interprète Walt Coogan, un shérif de l'Arizona envoyé à New-York pour récupérer et ramener un détenu. Bien sûr, la mission qui lui a été confiée ne sera pas de tout repos. Coogan's bluff n'est pas un long métrage satisfaisant. Face à Clint Eastwood, Don Siegel ne possède pas encore la maîtrise dont il fera preuve par la suite en le filmant (ils feront ensemble cinq films) et la star n'a pas l'entière maturité pour incarner un représentant de l'ordre aux méthodes expéditives, telle qu'il l'aura seulement trois ans plus tard dans Dirty Harry . Rapidement, Coogan's bluff prend la forme d'une succession de scènes placées pour rythmer un scénario qui ne brille pas par son originalité. C'est très rout...

The dead pool (1988) - Buddy Van Horn

Cinquième et dernier volet de l'inspecteur Harry, on ne peut pas dire que The dead pool soit une franche réussite. Le format 2.35:1 est abandonné pour un 1.85:1 moins immersif, d'autant plus que la photo adopte des couleurs lui donnant un aspect téléfilm. L'idée de base au scénario, une liste noire tentant de prévoir les prochains morts parmi des célébrités dont Harry Callahan, n'est pourtant pas inintéressante mais méritait des développements plus poussés que cet alignement de scènes convenues illustrées par une mise en scène sans grande imagination. Submerge, finalement, une poursuite avec une voiture miniature téléguidée rempli d'explosifs ; mais un peu idiote, il faut bien le reconnaitre. Le personnage de l'inspecteur est aussi considérablement lissé. Affublé d'un adjoint asiatique et suivi au quotidien par une femme journaliste, on s'attend à quelques remarques scandaleuses et aigries mais rien ne viendra froisser les oreilles attentives ...

Sudden impact (1983) - Clint Eastwood

Dans la continuité des trois précédents opus, Harry Callahan ( Clint Eastwood ) est sans cesse en lutte contre toutes sortes de délinquants et perpétuellement en confit avec l'administration et ses exigences procédurales ; ce qui donne quelques scènes plus ou moins amusantes à suivre ; et pareillement, il y a une trame centrale : nous assistons à ce qui semble être une quête vengeresse menée par une troublante femme blonde ( Sondra Locke ) qui élimine successivement différents hommes. La blonde en question, nommée Jennifer Spencer, assassine les auteurs de deux viols, le sien et celui de sa sœur, qui se sont déroulés plusieurs années auparavant, au cours d'une soirée qui a viré au cauchemar. Harry Callahan qui enquête sur ces meurtres découvrira les raisons de la vengeance de Jennifer Spencer et c'est là que surgira à nouveau toute l'ambiguïté du personnage, celle des deux premiers films. L'inspecteur fera en sorte qu'elle reparte libre. Ainsi, il se sub...

The enforcer (1976) - James Fargo

Les affiches des deux premiers Harry Callahan, Dirty Harry et Magnum force , sont des dessins en perspective avec un Clint Eastwood pointant son magnum 44 vers le public. Celle de The enforcer est plate... à l'image du film. En effet, la mise en scène de James Fargo n'a rien d'exceptionnel tout comme le scénario qui réduit le rôle principal à sa plus simple expression, gommant les ambiguïtés qui existaient précédemment. Harry Callahan est considéré comme étant un flic expéditif ? Très bien, mettons-le en scène dans diverses situations où il pourra sortir son gros flingue et taper du poing sur divers voyous.  Harry Callahan est jugé comme étant un flic misogyne ?  Très bien, collons-lui un partenaire féminin envers qui il pourra sortir quelques répliques sexistes dont elle s'offusquera (l'inspectrice Kate Moore interprétée par Tyne Daly). Harry Callahan ne supporte pas la bureaucratie ? Très bien là encore, mettons-le dans une situation où il sera e...

Nymphéas noirs (2011) - Michel Bussi

" Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Leur village portait un joli nom de jardin. Giverny. La première habitait dans un grand moulin au bord d'un ruisseau, sur le chemin du Roy ; la deuxième occupait un appartement mansardé au-dessus de l'école, rue Blanche-Hoschedé-Monet ; la troisième vivait chez sa mère, une petite maison dont la peinture aux murs se décollait, rue du château-d'Eau. Elles n'avaient pas non plus le même âge. Pas du tout. La première avait plus de quatre-vingts ans et était veuve. Ou presque. La deuxième avait trente-six ans et n'avait jamais trompé son mari. Pour l'instant. La troisième avait onze ans bientôt et tous les garçons de son école voulaient d'elle pour amoureuse. La première s'habillait toujours de noir, la deuxième se maquillait pour son amant, la troisième  tressait ses cheveux pour qu'ils volent au vent. " Après...

Bad guys (2005) - Linwood Barclay

" - Tu veux quoi, au juste ? demande Harley. Des médicaments ? Si tu veux des médicaments, tu as l'embarras du choix. Je peux te prescrire de l'alprazolam, le générique du Xanax, ou du lorazépam. Il y a aussi le dia zépam et... - Le dia-quoi ? - Le diazépam. Te fie pas à son nom, ce n'est pas un remède contre la diarrhée ! C'est simplement du Valium. Il y a des tonnes de tranquillisants, certains plus efficaces que d'autres et parfois même vraiment dangereux, mais on a interdit les barbituriques : ils créaient des dépendances et pouvaient être mortels. Cela dit, si tu es plutôt du genre médecine naturelle, tu n'as qu'à prendre des tisanes. Enfin quoi qu'il en soit, il faut vraiment que tu mettes la pédale douce ! Harley n'est pas un médecin comme les autres. Disons plutôt que c'est un copain, mais qui aurait un diplôme. Au lycée, Harley et moi on était déjà amis, puis on s'est perdus de vue quand j'ai fait une maîtrise d'an...

Magnum Force (1973) - Ted Post

Malgré les foudres qui se sont abattues sur Dirty Harry en 1971, Clint Eastwood récidive deux ans plus tard avec ce Magnum Force où il enfile à nouveau le costume de l'inspecteur Harry Callahan. Je pourrais, comme beaucoup (trop) d'autres expliquer que cette suite est une réponse au supposé fascisme du personnage et du film précédent parce que l'inspecteur se trouve confronté à des flics qui n'hésitent pas à assassiner toutes sortes de délinquants, mafieux, proxénètes et autres individus responsables de tous les maux de la société et que Harry est loin d'approuver leurs méthodes. Mais je ne ferais que répéter un discours qui m'inscrirait dans une chaîne moutonnière sans faire preuve du moindre esprit critique. Alors non. Quand on s'apprête à regarder un film dont les affiches mettent en évidence un Clint Eastwood brandissant un énorme revolver vers le public en exagérant délibérément la perspective, il ne faut pas s'attendre à un spectacle des...

Dirty Harry (1971) - Don Siegel

L'histoire est connue, Dirty Harry est le film qui a valu à Clint Eastwood d'être qualifié de fasciste, une réputation qu'il a trainée jusqu'à aujourd'hui. Certes, le personnage de l'inspecteur Harry Callahan n'est pas le plus ouvert des hommes mais de là à le traiter de fasciste, voilà un qualificatif que je n'ai jamais approuvé et que je n'approuverai jamais. Harry Callahan est un individualiste qui se place prioritairement du côté des droits des victimes plutôt que ceux des criminels, une position qui le conduit à  s'opposer régulièrement à une administration aveugle et sourde tant elle est enfermée dans des principes qu'il ne reconnait pas ; une position un brin caricaturale mais servant de nombreuses œuvres du même genre. Il est assez rare de lire un sujet sur Dirty Harry ne se focalisant pas sur son aspect réactionnaire et dans les forums, il y a toujours une ou plusieurs personnes pour venir fustiger son supposé fascisme. Clin...

Lone wolf (2006) - Linwood Barclay

" Ce mardi-là, pendant que nous déjeunons, Trixie Snelling semble préoccupée. Pour tuer le temps, elle me raconte qu'elle écume les boutiques de déguisements afin de se procurer une arête osseuse frontale et satisfaire un client qui aime être dominé par une Klingon. - Dans la série Star Trek, il y avait bien ces deux nanas klingon et ce chauve qui était le commandant ? me demande Trixie, qui sait que je suis une sorte d'autorité en matière de science-fiction. - Ouais. Lursa et B'Etor Duras Deux sœurs humanoïdes. Elles essayaient d'éliminer le chancelier Gowron du Haut Conseil klingon. Je marque une pause avant d'ajouter : - Elles aimaient le cuir et les décolletés pigeonnants. - De ce côté-là, ça va, rétorque-t-elle avec un petit mouvement de tête qui m'indique que mes connaissances approfondies ne l'impressionnent pas. Parfois, je me demande pourquoi le cerveau rejette des informations importantes pour ne retenir que des bêtises. " C...

Gravé dans le sable (2014) - Michel Bussi

" 6 juin 1944, Omaha Beach, la Pointe-Guillaume La péniche ouvrit son ventre. Les cent quatre-vingt-huit rangers plongèrent dans l'eau froide puis se dispersèrent rapidement. Vus du haut de la Pointe-Guillaume, ils n'étaient guère plus grands que des fourmis sur une nappe froissée. Difficiles à viser. Lucky Marry parvint le premier sur la plage, à peine essoufflé. Il s'allongea dans le sable humide, protégé par un petit bloc de granit et la lourde caisse d'explosifs qu'il posa devant lui. Il entendit des bruits de pas rapides dans son dos et un souffle court. Ralph Finn se jeta lui aussi derrière l'abri de fortune. Vivant ! Il regarda un instant la Pointe-Guillaume, tout en haut dans la brume, puis le mur de béton, cinquante mètres devant eux. Il sourit à Lucky, un sourire de brave type pris dans la tourmente du monde, et pourtant prêt à se comporter en héros anonyme. Une explosion retentit à moins de dix mètres d'eux. Sans un cri. Des nuages ...

Alex (2011) - Pierre Lemaître

" Alex adore ça. Il y a déjà près d'une heure qu'elle essaye, qu'elle hésite, qu'elle ressort, revient sur ses pas, essaye de nouveau. Perruques et postiches. Elle pourrait y passer des après-midi entiers. Il y a trois ou quatre ans, par hasard, elle a découvert cette boutique, boulevard de Strasbourg. Elle n'a pas vraiment regardé, elle est entrée par curiosité. Elle a reçu un tel choc de se voir ainsi en rousse, tout en elle était transformé à un tel point qu'elle l'a aussitôt achetée, cette perruque. Alex peut presque tout porter parce qu'elle est vraiment jolie. Ça n'a pas toujours été le cas, c'est venu à l'adolescence. Avant, elle a été une petite fille assez laide et terriblement maigre. Mais quand ça s'est déclenché, ç'a été comme une lame de fond, le corps a mué presque d'un coup, on aurait dit du morphing en accéléré, en quelques mois, Alex était ravissante. Du coup, comme personne ne s'y attendait plus, ce...

Clue (1985) - Jonathan Lynn

L'année dernière, nombreux sont ceux qui ont raillé la sortie de Battleship parce qu'il s'agissait de l'adaptation cinématographique du jeu de société, la bataille navale ; Et aussi parce que le film est quand même un sacré gros nanar. Certains y voient une nouvelle progression dans la déchéance du 7ème art. Après avoir adapté de nombreux jeux vidéo, voilà que le cinéma se met à puiser son inspiration dans ces fameux jeux de société que nous partageons en famille. Et pourquoi pas Risk tant qu'on y est ! Et le Monopoly aussi ? Et bien oui, il en est question. J'ignore où en sont ces projets actuellement mais ils sont en cours d'élaboration. Cela dit, ce n'est pas nouveau, en témoigne Clue  sorti en 1985 et qui est l'adaptation du célèbre jeu du même nom, Cluedo en France. Après avoir revu récemment Murder by death , j'ai eu envie d'un nouveau visionnage de Clue dont le sujet est similaire. D'ailleurs, on retrouve Eileen Brennan ...

Murder by death (1976) - Robert Moore

Il y a une dizaine d'années, voyant la sortie de films plus ou moins rares en DVD, je m'étais dit que, peut-être, j'avais une chance de revoir un film que j'avais vu alors que j'avais entre 8 et 10 ans, je ne me rappelle pas exactement. Je l'avais vu seul à la télévision dans le salon alors que mes parents étaient dans la salle à manger avec des invités. L'ambiance était du type "meurtre au manoir" (celle du film, pas entre mes parents et les invités) et j'avais adoré. Il ne m'en restait cependant que peu de souvenirs même pas le titre : Le manoir, et l'image finale, celle d'un homme qui retirait un masque pour révéler en réalité un visage de femme. Dans le forum de feu Dvdrama , j'avais fait part de mes maigres souvenirs en demandant s'ils évoquaient quelque chose à quelqu'un. Très vite, un forumeur me répondit qu'il s'agissait de Un cadavre au dessert  ( Murder by death ) et qu'il était même sorti en DVD...