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Mad Max (1979) - George Miller

Mad Max : Fury road est certainement le film que j'attends le plus cette année ; après SPECTRE évidemment mais pour le moment il n'existe aucune bande annonce du prochain James Bond (juste un teaser de 15 secondes qui dévoile le titre) alors que celles du Mad Max qui sort au mois de mai m'ont déjà complètement excité. Pour patienter, j'ai eu envie de revoir la trilogie initiale avec Mel Gibson dans le rôle titre (dans le prochain, le rôle est tenu par Tom Hardy). J'ai donc sorti le DVD du film de son rangement, il y avait bien dix ans que je ne l'avais pas regardé, si ce n'est plus.

Que reste t-il aujourd'hui de Mad Max ?

Quasiment rien ne permet de situer le pays dans lequel se situe l'action. Le spectateur ne peut que constater une société en pleine détérioration dont seuls les flics motorisés forment le dernier rempart aux dégénérés qui sèment la terreur sur les routes. Les flics en question semblent d'ailleurs, pour beaucoup d'entre eux, aussi fous que ceux qu'ils poursuivent et le titre n'autorise aucun ambiguïté quant à l'état psychique du personnage principal, Max Rockatansky.

Aujourd'hui encore, il s'agit d'un film très violent, pas une violence esthétisée comme c'est souvent le cas depuis 20-25 ans dans la production cinématographique mais quelque chose de très âpre. Il est même presque étonnant de voir des poursuites et des cascades effectuées réellement sans traficotages numériques. Ainsi, bien que le film ait 35 ans, il reste très surprenant et met en exergue l'aseptisation du cinéma à laquelle le public s'est finalement habitué. Gageons que Mad Max : Fury road sache faire preuve de personnalité et espérons donc pour cela que son réalisateur George Miller (scénariste et metteur en scène de la trilogie initiale ainsi que d'autres films plutôt honorables) n'ait pas accepté le moindre compromis de la part des producteurs. Cela dit, je doute qu'il connaisse aujourd'hui les mêmes problèmes de censure en France. En effet, Mad Max avait du attendre l'arrivée de la gauche au pouvoir pour enfin être visible.

Son scénario est très simple aussi. Il devient un film de vengeance lorsque la femme et l'enfant de Max sont tués par le gang de motards que lui et ses collègues pourchassent. Chose curieuse, le générique de fin commence alors que Max vient seulement d'entamer sa croisade vengeresse. C'est là aussi une particularité qui ne serait pas acceptable aujourd'hui où la vengeance doit être filmée jusqu'au bout pour servir d’exutoire au spectateur, pour qu'il se sente libéré de ses propres frustrations.

Vu sur écran HD, la qualité de l'image m'a surpris alors que mon DVD date déjà de 2001. Malgré la furie qui se déchainait à l'écran, ce fut une séance très agréable grâce notamment à la vivacité des couleurs.

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