Accéder au contenu principal

Durango - Tome 6 : Le destin d'un desperado

Troisième et dernier volet d'une trilogie qu'Yves Swolfs a lancé avec "Amos", le tome 4 de sa série de westerns dessinés Durango. Le groupe de guérilléros d'Amos a été en grande partie décimé tandis que d'autres l'ont trahi en s'alliant à l'armée mexicaine (cf. Sierra sauvage). Ainsi, ce qu'il en reste, Amos lui-même, Ortega son bras droit, Max l'allemand venu goûter aux joies de la révolution et bien sûr le pistolero Durango, autant dire plus grand monde, est désormais traqué par l'armée mexicaine aidée par les traitres qui l'ont rejointe. Cette chasse à l'homme va s'avérer périlleuse et pleine de dangers.

Avec la "trilogie mexicaine" ("Amos", Sierra sauvage et Le destin d'un desperado), Yves Swolfs fait entrer Durango dans la grande aventure. A titre de comparaison, ces trois albums sont à Les chiens meurent en hiver ce que Il buono, il brutto, il cattivo est à Per un pugno di dollari, un grandiose aboutissement.

Ces trois tomes sont passionnants à suivre et l'ensemble s'achève par un duel en bonne et due forme, tels ceux auxquels on peut assister dans de nombreux westerns. Et le découpage de ce moment est plutôt bien orchestré, avec plans sur les yeux, les révolvers et les mains, à la manière dont Sergio Leone découpait ce genre de passages dans ses westerns. Ne manque que la musique d'Ennio Morricone... qu'il est tout à fait possible de mettre en fond sonore en lisant cette BD pour être dans l'ambiance. Effet garanti.

Le destin d'un desperado ne se conclut pas franchement en "happy end". On ressent comme un goût de mélancolie quand on referme l'album, un sentiment souvent partagé à la fin des westerns italiens. Ainsi, Yves Swolfs se montre constamment fidèle au genre.

Par la suite, les aventures de Durango continuent (aujourd'hui, il existe 16 volumes). Rendez-vous donc avec l'album suivant, "Loneville".

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Vertige (2011) - Franck Thilliez

J'ai découvert Franck Thilliez il y a quelques années avec La chambre des morts, polar que j'avais apprécié lire. Plus tard, j'ai lu Train d'enfer pour ange rouge, thriller plutôt bien construit qui plonge le lecteur dans un univers qui se montre de plus en plus effrayant. J'ai achevé la lecture de Vertige récemment, son avant dernier livre qui me fait dire que l'auteur s'est amélioré entre ses premières œuvres et celle-ci ; Avec toujours ce goût pour les descriptions de scènes et situations morbides.
Jonathan Touvier se réveille au fond d'une grotte glacée. Il est attaché au poignet par une chaîne qui restreint considérablement son champs de déplacement. Il y a son chien aussi, endormi et qui ne tardera pas à sortir du sommeil dans lequel il a été plongé. Deux autres hommes aussi se réveillent dans le même lieu : Farid, qui lui est enchaîné à la cheville et Michel, libre de ses mouvements mais qui a un masque de fer fixé autour de la tête. Par une let…

Lone wolf (2006) - Linwood Barclay

"Ce mardi-là, pendant que nous déjeunons, Trixie Snelling semble préoccupée. Pour tuer le temps, elle me raconte qu'elle écume les boutiques de déguisements afin de se procurer une arête osseuse frontale et satisfaire un client qui aime être dominé par une Klingon.
- Dans la série Star Trek, il y avait bien ces deux nanas klingon et ce chauve qui était le commandant ? me demande Trixie, qui sait que je suis une sorte d'autorité en matière de science-fiction.
- Ouais. Lursa et B'Etor Duras Deux sœurs humanoïdes. Elles essayaient d'éliminer le chancelier Gowron du Haut Conseil klingon.
Je marque une pause avant d'ajouter :
- Elles aimaient le cuir et les décolletés pigeonnants.
- De ce côté-là, ça va, rétorque-t-elle avec un petit mouvement de tête qui m'indique que mes connaissances approfondies ne l'impressionnent pas.
Parfois, je me demande pourquoi le cerveau rejette des informations importantes pour ne retenir que des bêtises."

C'est une plongée …

La maison de Gaspard ferme ses portes

Je me souviens parfaitement de la première fois que j'ai vu Gaspard. Il jouait dans un box avec son frère chez l'éleveur où je m'étais rendu avec l'intention d'acquérir un chien. En entrant dans le hangar où se trouvaient les box, il a arrêté de jouer et s'est assis devant la porte grillagée en me regardant. J'ai su immédiatement que je repartirais avec lui. Il avait trois mois et demi.
Chiot, il a fait quelques conneries. Il a bouffé un mur, déchiqueté un livre mais ce n'est rien par rapport à la joie qu'il a apporté pendant toutes ces années. A de nombreuses reprises, il m'a accompagné en randonnée en montagne dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il restait toujours à vue d’œil et attendait assis quand il ne me voyait plus.
Un jour, dans la résidence où j'habitais et alors que je revenais de balade avec lui, un rottweiler a foncé sur moi. Gaspard n'a pas hésité à se placer devant moi et à se battre frontalement avec ce chien ; alors q…