Accéder au contenu principal

Durango - Tome 6 : Le destin d'un desperado

Troisième et dernier volet d'une trilogie qu'Yves Swolfs a lancé avec "Amos", le tome 4 de sa série de westerns dessinés Durango. Le groupe de guérilléros d'Amos a été en grande partie décimé tandis que d'autres l'ont trahi en s'alliant à l'armée mexicaine (cf. Sierra sauvage). Ainsi, ce qu'il en reste, Amos lui-même, Ortega son bras droit, Max l'allemand venu goûter aux joies de la révolution et bien sûr le pistolero Durango, autant dire plus grand monde, est désormais traqué par l'armée mexicaine aidée par les traitres qui l'ont rejointe. Cette chasse à l'homme va s'avérer périlleuse et pleine de dangers.

Avec la "trilogie mexicaine" ("Amos", Sierra sauvage et Le destin d'un desperado), Yves Swolfs fait entrer Durango dans la grande aventure. A titre de comparaison, ces trois albums sont à Les chiens meurent en hiver ce que Il buono, il brutto, il cattivo est à Per un pugno di dollari, un grandiose aboutissement.

Ces trois tomes sont passionnants à suivre et l'ensemble s'achève par un duel en bonne et due forme, tels ceux auxquels on peut assister dans de nombreux westerns. Et le découpage de ce moment est plutôt bien orchestré, avec plans sur les yeux, les révolvers et les mains, à la manière dont Sergio Leone découpait ce genre de passages dans ses westerns. Ne manque que la musique d'Ennio Morricone... qu'il est tout à fait possible de mettre en fond sonore en lisant cette BD pour être dans l'ambiance. Effet garanti.

Le destin d'un desperado ne se conclut pas franchement en "happy end". On ressent comme un goût de mélancolie quand on referme l'album, un sentiment souvent partagé à la fin des westerns italiens. Ainsi, Yves Swolfs se montre constamment fidèle au genre.

Par la suite, les aventures de Durango continuent (aujourd'hui, il existe 16 volumes). Rendez-vous donc avec l'album suivant, "Loneville".

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le père Noël est une ordure (1982) - Jean-Marie Poiré

L'année dernière, à l'approche de Noël, j'avais choisi de chroniquer The Polar express, que je venais de découvrir en Blu-ray 3D. Pour 2012, changement de registre puisque j'ai opté pour Le père Noël est une ordure. J'ai souvent entendu les gens affirmer qu'ils préféraient la pièce de théâtre, personnellement je préfère le film. En effet, on trouve des ajouts de personnages, de situations et de dialogues dans le film qui sont aussi drôles que l'ensemble des éléments provenant directement de la pièce.
En arrivant pour leur permanence du réveillon de Noël, les bénévoles de l'association SOS détresse amitié n'ont aucune idée de la nuit agitée qu'ils vont vivre. Les catastrophes vont s'enchaîner les unes après les autres jusqu'au petit matin.
Ils étaient drôles les membres de l'équipe du Splendid (Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, etc.), il y a 30 ans. Ils étaient jeunes, neufs et apportaient un souffle nouveau en dépou…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…

Kokuriko zaka kara (2011) - Goro Miyazaki

"Les dessins animés japonais qui sont exécrables, qui sont terribles". Cette affirmation est de Ségolène Royal, formulée au cours de l'émission Midi 2 (extrait visible sur le site de l'ina ICI) en 1988 alors qu'elle venait défendre un amendement législatif pour la protection des enfants concernant la violence dans les programmes de télévision. Il y aurait beaucoup à dire sur le conservatisme, la condescendance, les préjugés et même une certaine forme de populisme qui l'animent pendant ce moment mais j'en resterai au sujet qui m'intéresse de développer ici, à savoir ces fameux dessins animés japonais. Elle a continué en 1989 dans un livre, Le ras-le-bol des bébés zappeurs, où elle s'en prend toujours à ces dessins animés japonais où elle n'y voit que la pire expression de la violence au sein d'histoires minimalistes et forcément la cause de tous les maux qui traumatisent la jeunesse française. Les politiques ne sont jamais responsables de …