Accéder au contenu principal

Phantom of the opera (1943) - Arthur Lubin

Seul film en couleur du coffret Classic monsters de Universal, Phantom of the opera est, pour moi, la première grosse déception (les faiblesses que je pointais à propos de The wolf man sont, à côté, en réalité plutôt légères). A aucun moment, je ne suis entré dans le film d'Arthur Lubin, la faute, très certainement, aux très nombreux passages d'opéra qui le composent. En effet, bien qu'il ne s'agisse ici que du cadre de l'histoire, j'ai une forte aversion pour l'opéra. J'ai du mal à en trouver l'intérêt et surtout, même quand ils chantent en français, je ne comprends rien à ce que disent les interprètes. De fait, je me suis senti exclu d'une partie non négligeable de ce long métrage.

L'acteur qui joue Claudin, Claude Rains, ne m'a pas non plus convaincu. Pourtant, c'est lui qui jouait l'homme invisible dans The invisible man... mais il était invisible. Bien sûr, il donne la fragilité nécessaire à Erique Claudin, ce personnage qui se fait voler son quatuor mais dès qu'il s'agit d'endosser le costume du "phantom", son charisme s'envole. Ni son accoutrement, ni ses apparitions ne recèlent quoi que ce soit d'inquiétant.

A cela s'ajoutent quelques passages sensés faire rire ou sourire (les deux prétendants de Christine qui se coincent régulièrement ensemble dans le bâti des portes) qui m'ont plutôt ennuyé. Ce genre de "gag" fonctionnait certainement à l'époque mais étant resté en dehors de l'univers, aucun de ces moments n'a réussi à me soutirer le moindre sourire. Insérer de l'humour dans un film d'épouvante est un parti pris assez risqué et demande généralement de se montrer habile et dans le cas présent, c'est raté.

En fin de compte, ce qui m'a réellement captivé dans ce Phantom of the opera, c'est sa restauration. Elle est magnifique et donne tout son éclat au procédé Technicolor ; mais j'aurais préféré du noir et blanc.

J'ignore également si l'adaptation est fidèle au roman de Gaston Leroux, je ne l'ai pas lu. En réalité, de cette histoire, je n'en connaissais que l'inspiration psychédélico-pop qu'en avait tiré Brian de Palma avec son délirant Phantom of the Paradise.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…