Accéder au contenu principal

Durango - Tome 16 : Le crépuscule du vautour

Durango poursuit sa croisade vengeresse initiée dans Un pas vers l'enfer c'est-à-dire depuis que sa femme a été assassinée. Cette fois, il est très proche d'atteindre le haut responsable de sa mort. Sur sa route, il sauve la vie d'une indienne, une Washo, un peuple indien décrit comme pacifique.

Les thèmes abordés restent fidèles à ceux abordés dans beaucoup de westerns italiens ou aux westerns américains qui en reprendront l'esprit. Les indiens sont vus comme les victimes de l'homme blanc et de la conquête de l'Ouest (c'est le sens du propos d'un film tel que Soldier blue) qui n'est pas dépeinte sous son meilleur angle. Ainsi, Steiner, l'entrepreneur installé confortablement dans un wagon de son train particulier, n'a aucun scrupule à organiser pour son profit, la corruption d'élus locaux et le meurtre de ceux qui s'opposent à lui. Il m'a rappelé le personnage de Morton joué par Gabriele Ferzetti dans C'era una volta il west qui, depuis l'intérieur d'un train similaire agit de même pour étendre son influence sur le territoire américain.

Le crépuscule du vautour, paru en 2012, est actuellement le dernier tome d'une série commencée en 1981 et si elle devait en rester là, il lui offre une conclusion satisfaisante. En tout cas, vu comment se termine cet album, cela semble être la volonté de Yves Swolfs, le dessinateur qui l'a lancée voilà maintenant trente cinq ans avec Les chiens meurent en hiver.

De mon point de vue, Durango est l'une des meilleures BD du genre.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…