Accéder au contenu principal

Blacksad - Tome 5 : Amarillo

C'est avec un sujet sur le premier tome de cette bande dessinée, Quelque part entre les ombres, que j'ai ouvert La maison de Gaspard. Il me semblait être une bonne entrée en matière pour ce que je voulais faire avec ce blog. Les trois albums suivants ont également été chroniqués et l'heure est venue de passer au cinquième.

L'ambiance polar n'est plus de mise. C'est le genre du road movie qui est développé avec Amarillo, ce qui peut surprendre. Comme n'importe quelle série, qu'elle soit littéraire, filmographique, télévisuelle ou comme ici dessinée, arrive toujours le moment où il convient de se renouveler pour éviter la routine et donc l'ennui du public mais s'écarter du domaine qui a "accroché" les intéressés peut aussi entrainer sa désaffection.

Je n'ai rien contre le fait que Blacksad se fasse moins polar car c'est avant tout pour ses qualités graphiques que j'ai lu les albums précédents mais ici, les dessins m'ont paru moins beaux, moins travaillé, moins appliqués. Ce n'est pas moche, loin de là, mais je ne me suis pas arrêté sur l'un d'entre eux pour l'admirer comme j'ai pu le faire avant.

Quant à l'histoire, elle se suit tranquillement, sans ennui mais mais elle n'est pas non plus des plus passionnantes. Toutefois, les contrastes entre les moments amusants et les instants dramatiques et même assez violents sont assez surprenants.

En fin de compte, je crois bien que le genre road movie est un genre que je n'aime pas tellement. Même le film référence en la matière, Easy rider, m'ennuie profondément.

D'après ce que j'ai pu trouver sur internet, deux albums à venir sont en préparation. Bien que Amarillo soit une petite déception, j'ai très envie de connaitre ce que Juan Diaz Canalès et Juanjo Guarnido ont concocté car malgré les remarques que je peux faire sur cet album, le travail reste de bonne qualité.


Blacksad - Tome 1 : Quelque part entre les ombres
Blacksad - Tome 2 : Artic Nation
Blacksad - Tome 3 : Âme rouge
Blacksad - Tome 4 : L'Enfer, Le Silence

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…