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James Bond 007 "Licence de tuer" (1987) - Jean-Marc Paland & Jean-Marc Pinson

Ce n'est rien de dire que l'univers de James Bond a fait l'objet d'un nombre important de livres le traitant sous divers angles d'approches. A moins d'être constamment à l'affût, il est difficile de tous les lire ; et tous n'en valent pas la peine.

Mes parents connaissant évidemment ma passion pour le personnage et arpentant régulièrement les brocantes et autres marchés aux puces reviennent parfois avec une trouvaille à mon intention, au cas où je ne l'aurais pas. D'ailleurs, bon nombre de livres et d'objets liés à James Bond ont été acquis de cette façon, livres de Fleming inclus.

C'est ainsi que j'ai récemment pu lire ce James Bond 007 "Licence de tuer" qui date déjà de 1987. Bien qu'un peu vieillot dans sa conception, c'est plutôt un bel ouvrage et assez intéressant dans certains de ses propos.

La place donnée au film avec George Lazenby, On her Majesty's secret service, est assez remarquable et les auteurs en soulignent les qualités. L'idée répandue dans les forums internet consacrés à James Bond qui veut que le sixième film ait fait l'objet d'une revalorisation depuis l'arrivée de Daniel Craig en 2006 s'en trouve contredite ; et en ce qui me concerne, j'ai toujours apprécié ce qu'avait réalisé Peter Hunt même si j'ai toujours du mal à accepter Lazenby en tant que James Bond. Il est trop laid.

Quelques parties du livre sont de mon point de vue assez faibles. La part consacrée à Ian Fleming aurait pu être plus approfondie. Il s'agit quand même du créateur de 007, celui par qui tout a commencé, ne l'oublions pas. Pour ce qui le concerne, j'ai là vraiment l'impression qu'il a été redécouvert avec l'arrivée de Daniel Craig : la trame de Casino Royale qui suit le livre d'origine malgré les ajouts et la nécessaire actualisation du sujet, la tombe des parents de James Bond dans Skyfall et SPECTRE qui semble suivre la même voie, attendons de voir. Est aussi annoncée l'utilisation d'écrits inédits de Ian Fleming pour les prochaines aventures littéraires de James Bond, Trigger mortis écrit par Anthony Horowitz et qui se déroulerait après Goldfinger, le roman. Franchement, sur ce point, je suis sceptique mais attendons de lire, bien sûr.

La partie que Jean-Marc Paland et Jean-Marc Pinson ont réservé aux musiques des films est peut-être la plus intéressante. J'ai appris des choses que j'ignorais. En revanche, les résumés de chaque film sont trop longs, trop détaillés et deviennent vite ennuyeux, surtout quand, comme c'est mon cas, on les a vu plusieurs fois. Il aurait été plus pertinent de rédiger des textes plus approfondis et peut-être plus critiques au sujet de l'évolution des films.

Une fois de plus, Never say never again n'est pas présenté au sein de la chronologie des films entre Octopussy et A view to a kill mais dans une autre partie où sont abordées par exemple les parodies  Operation kid brother et le Casino Royale (1967), ce qui a le don de m'agacer. Never say never again n'est pas une parodie !

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