Accéder au contenu principal

Durango - Tome 8 : Une raison pour mourir

Durango est à peine arrivé en ville que des chasseurs de primes le repèrent. Le pistolero a beau leur affirmer que depuis l'émission de l'avis de recherche il a été amnistié, il n'est pas cru et c'est dans un face à face en bonne et due forme qu'il est obligé de régler leur compte. Remarqué par Baldwin, un homme au service de monsieur Steelgrave, un notable local, Durango est embauché pour assurer la protection du Steelgrave en question et celle de sa jeune épouse, Lucy, au cours d'une partie de chasse qui se déroulera sur plusieurs jours. Mais la belle Lucy a de funestes projets pour son mari...

La huitième bande dessinée de Durango marque une évolution importante pour le personnage. Présenté comme un tueur professionnel dans le premier album, il est ici engagé pour assurer la protection d'un notable et de sa femme. Ainsi, Durango n'est plus un tueur cupide mais il loue désormais ses services pour protéger des vies. Ce changement de statut est d'ailleurs perceptible dès le début de cette huitième aventure puisqu'il annonce son amnistie. Et dans ce type d'univers, on imagine mal la justice amnistier un tueur s'il n'a pas apporté des gages de bonne foi.

La référence que j'ai cette fois décelée vient de Per un pugno di dollari. Yves Swolfs reproduit ici le duel final entre l'homme sans nom (Clint Eastwood) et Ramon Rojo (Gian Maria Volontè). Dans cet affrontement, le personnage de Clint Eastwood est plus rapide car il n'a qu'un révolver à sortir de son étui alors que Rojo doit pointer une carabine, geste plus long à effectuer.

A la fin de Une raison pour mourir, Durango est face à un ennemi armé d'une Winchester. La démonstration est la même.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…