Accéder au contenu principal

Durango - Tome 7 : "Loneville"

Est-ce moi qui veut à tout prix voir des références au cinéma western dans chaque album de cette série ou Yves Swolfs les a intégré volontairement ? S'il est évident que Les chiens meurent en hiver est entièrement inspiré de Il grande silenzio, je ne sais pas si la référence que j'ai décelée à la première page de "Loneville" a été voulue.

En effet, on voit une jeune fille raconter l'histoire d'un livre visiblement offert par ses parents ; parents qui semblent enterrés en dessous de la tombe à laquelle elle s'adresse. Cette histoire est celle d'un héros qui pénètre l'antre d'un dragon pour délivrer une princesse et parallèlement, Durango approche du lieu sur son cheval à travers la neige.

On comprend tout de suite le rapprochement fait entre le chevalier et le pistolero mais ce qui m'a sauté aux yeux est la ressemblance entre cette scène et l'arrivée de Clint Eastwood dans Pale rider. On y voit une jeune fille se recueillir en récitant la bible sur la tombe de son chien tué au cours d'une expédition punitive effectuée par des hommes de main travaillant pour un propriétaire minier qui persécute des chercheurs d'or indépendants. En même temps, sortant de la montagne, s'approche le "pale rider".

Les paysages enneigés des deux scènes accentuent la similitude. Par la suite, "Loneville" prend une toute autre direction que le film de Clint Eastwood.

Dans mon souvenir, le tome 7 de Durango était un opus plutôt mineur. Ce fut cette fois aussi mon sentiment en atteignant le mot "fin". Après les aventures mexicaines des trois précédents volets, le scénario fait pâle figure. En effet, Yves Swolfs retourne au schéma classique du héros qui arrive au bon moment pour sauver la ville d'affreux malfrats. En revanche, il améliore encore son dessin. Sa plume se fait moins lourde et moins brouillonne dans les détails.. Sur ce point, la progression est nette et constante depuis le premier volet de cette série.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

.

Moonraker (1955) - Ian Fleming

"Les deux "calibre 38" grondèrent simultanément. Le bruit des détonations se répercuta plusieurs fois entre les murs de la pièce souterraine, puis tout retomba dans le silence. James Bond regarda la fumée provenant des deux extrémités de la salle se faire aspirer par le ventilateur installé au centre. Il fit basculer le barillet de son Colt Detective Special et attendit, le canon pointé en terre, tandis que l'instructeur franchissait les vingt pas qui les séparaient, dans la pénombre du stand. L'inspecteur avait un large sourire. - Je ne peux pas y croire, fit Bond, mais j'ai bien l'impression que je vous ai eu, cette fois. L'instructeur arriva près de lui. - Vous m'avez en effet envoyé à l'hôpital, mais vous, vous êtes mort, commandant, dit-il."
Dès 1953, Ian Fleming a méthodiquement livré chaque année à son éditeur un nouvel ouvrage mettant en scène James Bond 007, le personnage qu'il a créé. Dans sa vie, l'auteur luttait contre l&…

Vertige (2011) - Franck Thilliez

J'ai découvert Franck Thilliez il y a quelques années avec La chambre des morts, polar que j'avais apprécié lire. Plus tard, j'ai lu Train d'enfer pour ange rouge, thriller plutôt bien construit qui plonge le lecteur dans un univers qui se montre de plus en plus effrayant. J'ai achevé la lecture de Vertige récemment, son avant dernier livre qui me fait dire que l'auteur s'est amélioré entre ses premières œuvres et celle-ci ; Avec toujours ce goût pour les descriptions de scènes et situations morbides.
Jonathan Touvier se réveille au fond d'une grotte glacée. Il est attaché au poignet par une chaîne qui restreint considérablement son champs de déplacement. Il y a son chien aussi, endormi et qui ne tardera pas à sortir du sommeil dans lequel il a été plongé. Deux autres hommes aussi se réveillent dans le même lieu : Farid, qui lui est enchaîné à la cheville et Michel, libre de ses mouvements mais qui a un masque de fer fixé autour de la tête. Par une let…