Accéder au contenu principal

Mad Max 2 - The road warrior (1981) - George Miller

Le deuxième Mad Max est à l'origine d'une pléthore de films post apocalyptiques mais aucune copie n'est parvenue à la cheville de cette référence qu'il est devenu. Encore aujourd'hui (je l'ai revu récemment), Mad Max 2 - The road warrior, par sa mise en scène, son montage, son scénario efficacement simple et son "design" déglingué force le respect. Plus de trente ans d'âge et aucun signe de vieillissement. Pas un temps mort, rien qui paraisse désormais ridicule malgré les véhicules reconstruits, les coupes punks, les vêtements en cuir et tout un tas d'éléments qui auraient pu sévèrement "dater" le film. C'est loin d'être le cas pour beaucoup de productions cinématographiques des années 80.

A l'image d'un George A. Romero qui a posé les jalons du cinéma de morts vivants, George Miller a posé ceux du film post apocalyptique. Pour ce Mad Max - The road warrior, combien de Apocalypse warriors et autres Exterminators of the year 3000 qui sont loin de lui arriver à la cheville ?

Dans le premier opus, on se rendait bien compte que la société était en décomposition et qu'il ne manquait pas grand chose pour qu'elle sombre dans le chaos. Dans la suite, on est en plein dans ce chaos généralisé. Une introduction explique, images d'archives à l'appui, comment la barbarie a envahi le monde. On apprend très vite que des hordes se font la guerre de façon anarchique pour remplir d'essence les réservoirs de leurs véhicules. Un jeu sans fin...

Personnellement, j'y vois une parabole sur la concurrence à laquelle se livrent de nombreux États à travers leurs groupes pétroliers pour s'accaparer les ressources énergétiques du monde. Le film prend même aujourd'hui une dimension certainement imprévue il y a trente ans alors que le débat s'est focalisé depuis plusieurs années sur la fin prochaine des ressources pétrolifères, entraînant ainsi la recherche de nouveaux gisements pétroliers et d'autres énergies renouvelables ou non. Les polémiques autour du gaz de schiste sont révélatrices des enjeux qui agitent les discussions à propos de l'indépendance énergétique, une indépendance capitale pour l'avenir des Etats. La concurrence ne peut qu'être de plus en plus... sauvage. A l'image du film ?

Ainsi, Max (Mel Gibson) assiste aux assauts répétés d'une bande de sauvages qui, jour après jour, tente de s'emparer d'une raffinerie. Max finira par prêter main forte au groupe qui tient la raffinerie, en échange de plusieurs bidons d'essence.

Moins violent que le premier opus mais quand même assez extrême, le film est aussi mieux construit et évolue vers une poursuite finale qui aujourd'hui est toujours aussi efficace et reste une indéniable référence.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…