Accéder au contenu principal

Predator 2 (1990) - Stephen Hopkins


Predator 2, sorti en 1990, se déroule dans un futur proche, en 1997... le passé par rapport à aujourd'hui. Il est assez amusant de constater la vision de la proche évolution de la société qu'avaient les scénaristes et les producteurs.

Los Angeles est en proie à une violence extrême. Sur fond de trafic de drogue, des gangs de colombiens et de jamaïcains se livrent une guerre sans merci aux moyens d'armes de guerre et la police est débordée. Dans le même temps, il faut supporter une vague de chaleur extrême qui n'aide pas à l'apaisement des esprits ; et c'est le moment que choisit un nouvel extraterrestre pour faire de la cité son nouveau terrain de chasse. Ses proies ? L'équipe du lieutenant Michael Harrigan (Danny Glover) et les membres des différents gangs de Los Angeles.


Après la jungle naturelle du premier film, place à la jungle urbaine et ses dangers. D'un esprit plus série B que le film de John McTiernan, Stephen Hopkins mise principalement sur l'action et la violence. Parfois, un trait d'humour vient apaiser la tension. Le Predator lançant "You want a candy" avant de tuer des policiers dans un métro me fera toujours rire.

J'aime beaucoup le final à l'intérieur du vaisseau des predators et le fait qu'on le découvre en même temps que Harrigan. On se rend compte que les chasseurs emportent des trophées de leurs chasses à travers les planètes de l'univers, les cranes des créatures ciblées.

Plus de vingt-cinq après, Predator 2 reste efficace. A l'époque, ces films allaient à l'essentiel et n'empruntaient pas des voies détournées afin de donner un semblant de consistance à un sujet qui n'en demande aucunement. Je reste convaincu que, d'une façon générale, ce type de production était bien plus efficace et divertissant dans les années quatre-vingts et quatre-vingt-dix. Il existait une naïveté bienvenue et agréable qui a aujourd'hui disparue. A partir des années deux-mille, et avec le gonflement des budgets, il s'est pris de préoccupations scénaristiques inutiles.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…