Accéder au contenu principal

James Bond 01. VARGR

Cette récente bande dessinée installant le personnage de Ian Fleming au sein d'une aventure inédite était prometteuse. En couverture, on remarque tout de suite la balafre sur la joue droite de James Bond, telle qu'elle existe à l'origine et qu'aucun acteur n'a jamais porté sur grand écran. Le cinéma n'a jamais illustré de 007 balafré. De plus, l'annonce "d'après l’œuvre de Ian Fleming" est mise en évidence et James Bond lui-même semble autoritaire, dans un dessin rappelant le style des illustrations des années cinquante et soixante.

C'est pourtant dans notre monde contemporain que prend place VARGR. Il effectue même une incursion dans la science fiction. Les lecteurs de la maison de Gaspard savent que je n'apprécie pas beaucoup les James Bond au cinéma qui s'égarent dans cette voie (You only live twice, Moonraker, Die another day). Cet aspect de VARGR reste cependant acceptable. Pas de vaisseaux spatiaux à signaler, ni de rayons laser.

Sur certains points, j'ai retrouvé le James Bond que j'aime chez Ian Fleming, sur d'autres, non. En effet, l'espion se montre parfois très violent, il n'hésite pas à tuer de sang froid sans que ce soit justifié et il peut aussi torturer. C'est en contradiction avec le personnage original. Je me demande même si Warren Ellis et Jason Masters ont véritablement compris la nature de James Bond. En quatrième de couverture, on peut lire : "Bond y est brutal, déglingué, original... A l'instar de celui que l'on trouve dans les romans originaux." Non, même s'il boit et fume beaucoup, s'il lui arrive de prendre des drogues, il n'est rien de cela. En tout cas, ce n'est pas la vision que j'en ai.

L'intrigue se traîne un peu pendant la première moitié du volume pour s'accélérer dans la seconde et se conclure dans une violence qui surprend.

Pas totalement convaincu par l'histoire et le caractère de James Bond, VARGR offre cependant une introduction de plusieurs pages, d'une surprenante efficacité et qu'il me plairait de voir au cinéma.

Il semble qu'un second volume est en chantier.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…