Accéder au contenu principal

Durango - Tome 13 : Sans pitié

A partir de ce tome, les Durango sont pour moi des découvertes. En effet, il y a une vingtaine d'années, je m'étais arrêté au douzième et la série s'est prolongée par la suite. Il était temps que je lise les derniers numéros de cette série de bandes dessinées qui en compte seize actuellement.

Au début de Sans pitié, on retrouve Durango là où il avait été laissé quelques années auparavant, c'est-à-dire à Nortonville. Il semble qu'il s'était enfin posé avec Célia, la jeune femme qu'il protège dans L'héritière. Un braquage à la banque de la ville et il n'en faut pas plus à Durango pour ressortir son artillerie et se lancer à la poursuite des "rascals". Le chef de la bande, un certain Louie Holledigger, s'avèrera être un véritable psychopathe.

Pour la première fois, Yves Swolfs met son héros en situation d'interrogation sur ce qui le motive. Durango prend donc un peu de consistance, chose qui manquait jusqu'à présent. Son ennemi, Holedigger, n'est pas non plus en reste de ce point de vue car il est aussi en proie à ses démons, ceux qui le poussent au crime. Ainsi, à travers ce Holedigger, c'est le thème du psychopathe qui est introduit dans cet univers de western. Pourquoi pas ? Billy the kid, le célèbre hors-la-loi, en était vraisemblablement un.

Au détour d'une case, il est possible d'apercevoir Blueberry et son ami Mc Clure ; mais un personnage de l'album m'a fait penser à quelqu'un d'autre. En effet, la mère de Holedigger, par son outrance, m'a fait penser à Ma Dalton, la mère des célèbres gangsters  chez Lucky Luke. Je doute cependant du caractère volontaire de la chose car il s'agit d'un pastiche et Lucky Luke lui même une furtive apparition dans un précédent album, L'or de Duncan.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…