Accéder au contenu principal

Titanic (1997) - James Cameron

Titanic, sorti en 1997, reste aujourd'hui le plus gros succès au box office enregistré en France et le deuxième au niveau mondial. Beaucoup de gens qui ne vont jamais au cinéma sont allés le voir en salle. Moi-même, je n'y ai pas résisté, surtout parce que le metteur en scène, James Cameron, est un cinéaste dont j'aime beaucoup le travail. Concernant Titanic, j'ai encore des souvenirs très précis de la séance, avec qui j'étais, dans quel cinéma et de cette salle remplie et excitée à l'idée de voir le film du moment qu'il ne fallait pas rater. Un moment de cinéma qu'on n'oublie pas.

Je n'avais pas revu Titanic depuis sa sortie. En vérité, tout le battage qui s'en était suivi m'avait finalement agacé jusqu'à en être écœuré. C'est le revers de la médaille de ces énormes succès qui finissent par énerver tant tout le monde en parle, des médias qui en profitent pour vendre du papier jusqu'aux proches qui y vont de leurs commentaires plus ou moins inspirés. S'est aussi ajouté le martèlement de la chanson de Céline Dion  dont le style musical est loin d'être ma tasse de thé.

En avril dernier, le film est ressorti en 3D. Entre temps, James Cameron a démontré ses capacités dans l'utilisation de la 3D en tournant directement Avatar avec ce procédé se rendant par ce fait à l'origine de la généralisation de films sortant en tri-dimension . En gros, il y a deux techniques : soit le film est tourné en 3D, soit il est converti après le tournage. Concernant Titanic, il s'agit évidemment d'une conversion.

Pourtant, James Cameron s'était montré très critique à propos de la conversion 3D notamment à propos de Piranha 3D et Clash of the Titans, tous deux convertis après tournage. Pour le premier, il avait estimé qu'il s'agissait de "l'exemple parfait de ce qu'on ne devait pas faire en 3D" (plus de détails sur le site Première ICI). Quant au second, il avait déclaré que les "Les nouveaux films faits en 3D ne devaient pas être faits de cette manière (...) d'après ce qu'on m'a dit ça n'a pas l'air génial" (A lire ICI sur le site Ecran large). Il est vrai que la 3D de Clash of the Titans est décevante, celle de sa suite, Wrath of the Titans, est nettement plus convaincante. Quoi qu'il en soit, James Cameron a ressorti Titanic reconvertie en 3D.

Je ne suis pas allé voir Titanic en 3D au cinéma mais je me suis précipité sur le Blu-ray 3D. Verdict ? A quelques détails près, c'est l'une des plus belles 3D qui m'ait été donné de voir, les 3h15 du film sont passées sans aucune gêne. Beaucoup de passages sont étonnants, un formidable travail d'orfèvre a été effectué. Cette séance dans mon salon fût un moment très agréable d'autant plus que le film en lui même n'a pas pris une ride.



Je l'ai déjà dit sur mon blog, je considère l'arrivée de la 3D comme étant l'avenir du cinéma, comme le fût l'arrivée du parlant puis de la couleur. Toutefois, ce type de conversion peut poser un problème artistique : Pourquoi transformer d'anciens films au risque de les dénaturer ? Je suis contre la colorisation des films faits en noir et blanc, je trouve que ça n'a aucun sens et dénature l'oeuvre en question. Pour avoir vu La vache et le prisonnier, Faites sauter la banque ! et The longest day (ce dernier volontairement tourné en noir et blanc a été colorisé à l'occasion du 50ème anniversaire du débarquement de Normandie, un comble ! De plus, la version colorisée ne respecte pas le format cinémascope original), à chaque fois, le résultat m'a semblé manquer de naturel et les couleurs souvent baveuses.

Ainsi, dans la même logique, je devrais ne pas être favorable à ces conversions. Cependant, Titanic m'a convaincu que la transformation pouvait être heureuse, la technique est au point. Simplement, il suffit qu'elle soit faite avec goût. J'étais déjà convaincu pour les films d'animation (voir mon article à propos de The Polar express), je le suis maintenant pour les films avec acteurs à l'écran.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…