Accéder au contenu principal

Taken 2 (2012) - Olivier Megaton

Luc Besson est un drôle de type. En tant que metteur en scène, il est capable de livrer de bons films (Le grand bleu, Nikita) comme de nettement moins bons (Jeanne d'Arcc). En tant que producteur via sa société Europa Corp, et il produit énormément de films, c'est la même chose, on est même dans une situation où le meilleur côtoie le pire. Le pire est très connu, il s'agit de la pitoyable série des Taxi mais il y a aussi celles du Transporteur. Que dire aussi de Banlieue 13 et sa suite, si ce n'est que c'est la même bêtise qui s'y exprime. On lui doit aussi un lamentable remake de Fanfan la tulipe ou une suite au polar Les rivières pourpres, Les rivières pourpres 2 : Les anges de l'apocalypse, qui a instantanément annihilé toute chance de développement d'une franchise policière intéressante... Ah, ce combat entre Benoît Magimel et un moine yamakasi au rayon fruits et légumes du supermarché local ! L'un de mes nanars préférés.

Pourtant, à côté, Luc Besson a permis à l'émouvant film de Tommy Lee Jones, The three burials of Melquiades Estrada, d'exister. Haute tension d'Alexandre Aja avec Cécile de France est un très bon film d'horreur et Quand j'étais chanteur avec Gérard Depardieu se situe loin des productions formatées.

L'énorme succès du premier Taken avait été une surprise même pour ceux qui l'ont fait. Bryan Mills (Liam Neeson) est un ancien agent secret. Sa fille, Kim (Maggie Grace), qui est en voyage à Paris se fait enlever par des mafieux gang albanais spécialisés dans la traite des blanches. Mills entreprend de libérer sa fille. Scénario des plus classiques, Taken est finalement une efficace série B musclée et plutôt bien foutue. Pourtant, il y avait de quoi craindre, Pierre Morel le metteur en scène étant celui qui avait réalisé le putassier Banlieue 13. Evidemment, Mills retrouvera sa fille en laissant derrière lui un bon nombre de cadavres.

L'idée de départ de Taken 2 est toute aussi simple. Les proches des hommes que Mills a tués dans le 1er opus veulent venger leurs morts en tuant Mills et sa famille. Bien sûr, c'est une très mauvaise idée qu'ils ont eu là.

Caricatural et manichéen à l'extrême, le film est bourré de clichés, de raccourcis, d'incohérences et de facilités et pourtant, j'ai apprécié ; moins que le premier cependant car moins bien scénarisé et moins bien mis en scène. On y retrouve ce genre de montage fait à la tronçonneuse dans les scènes d'action qui ont tendance à m'agacer.

Taken 2 sait rester ce qu'il est, une série B d'action qu'on va voir pour se divertir et décompresser, rien de plus.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La maison de Gaspard ferme ses portes

Je me souviens parfaitement de la première fois que j'ai vu Gaspard. Il jouait dans un box avec son frère chez l'éleveur où je m'étais rendu avec l'intention d'acquérir un chien. En entrant dans le hangar où se trouvaient les box, il a arrêté de jouer et s'est assis devant la porte grillagée en me regardant. J'ai su immédiatement que je repartirais avec lui. Il avait trois mois et demi.
Chiot, il a fait quelques conneries. Il a bouffé un mur, déchiqueté un livre mais ce n'est rien par rapport à la joie qu'il a apporté pendant toutes ces années. A de nombreuses reprises, il m'a accompagné en randonnée en montagne dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il restait toujours à vue d’œil et attendait assis quand il ne me voyait plus.
Un jour, dans la résidence où j'habitais et alors que je revenais de balade avec lui, un rottweiler a foncé sur moi. Gaspard n'a pas hésité à se placer devant moi et à se battre frontalement avec ce chien ; alors q…

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain (2013) - Amandine Dhée

"Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde.
C'est qu'il faut voir, tout juste sortie du ventre. Mes yeux qui débordent du visage sans jamais voir vraiment. Mes secousses du corps, impossibles à soulager.
Pesée, mesurée, testée. On me jette de petits coups d'yeux, on chuchote de moi. Les infirmières marchent feutré. Il fait chaud. Ça sent le produit de nettoyage et de soignage, le bonheur et la confusion.
Les visiteurs égarés ravalent leurs points d'interrogation. T'as eu mal ? T'es recousue ? T'as vu comme il est bizarre ton bébé ?"

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain est le récit d'une fille qui avance vers l'âge adulte, le regard posé sur le quotidien qui l'entoure, les gens, les codes de conduite en société, mais il y a toujours un "couac", un "hic" qui vient ternir le plaisir.
Le livre est plutôt court, l'écriture assez légère et l'ensemble est amusant et …