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Articles

Renaud

En ce qui me concerne à propos de Renaud, ce fut un vrai coup de foudre musical. C'était l'été 1985, j'avais à peine 11 ans et l'album était Renaud à Bobino . Je me souviens avoir écouté la cassette de mon cousin, écouteurs de mon walkman sur les oreilles, un nombre incalculable de fois en admirant les montagnes iséroises. A cet âge là, je ne comprenais pas tout évidemment (les " matraqueurs assermentés " de Charonne par exemple)  mais ça me permettait de dire des gros mots en me protégeant derrière les textes de la chetron sauvage tout en guettant, amusé, la réaction de mes parents. Peu de temps après, ils m'offraient l'album Marche à l'ombre . En ces temps de reprises systématiques, il n'est pas étonnant de voir un album complet où quelques artistes et pseudo artistes s'essaient aux vocalises sur les chansons de Renaud. Intitulé La bande à Renaud , on peut se demander quels liens certains peuvent partager avec une quelconque bande à ...

Uchu Kaizoku Kyaputen Harokku (2013) - Shinji Aramaki

Parmi les héros ayant marqué mon enfance et qui m'intéressent encore aujourd'hui, il y a Albator (Harlock dans la version originale). Alors à l'annonce de l'arrivée d'un nouveau film d'animation en 3D à la fin de l'année dernière, j'ai eu très envie de le voir, naturellement, mais c'est finalement en blu-ray 3D que je l'ai découvert. Graphiquement, c'est magnifique ; et c'est certainement l'une des plus belles 3D que j'ai pu voir en blu-ray. Plusieurs passages sont surprenants de profondeur bien que certains aient lieu dans des environnements sombres. Là où le bas blesse, c'est au niveau du scénario. Pas qu'il soit inintéressant mais le rythme est trop lent et de ce fait, l'ennui pointe régulièrement son nez malgré les fulgurances visuelles. Dans un lointain futur, Albator est un corsaire de l'espace condamné à mort sur Terre qui navigue dans l'espace pour installer des bombes spatio-temporelles qui coup...

Dawn of the planet of the apes (2014) - Matt Reeves

Vu le succès de Rise of  the planet of the apes  ainsi que ses qualités, il était évident qu'une suite sortirait et nous voilà avec Dawn of the planet of the apes . Hélas, ce n'est pas bon. Pendant une bonne heure et demi au moins, il faut supporter une succession de scènes dont l'intérêt est faible, même nul pour beaucoup d'entre elles.  Parvenir à obtenir un tel niveau de vacuité relève de l'exploit. Dès les premières minutes, on comprend où les responsables veulent en venir : Faire traîner cet opus pour justifier un troisième épisode. Si la 3D avait été immersive, on aurait pu se consoler avec ça en se disant que visuellement on a eu un beau spectacle mais c'est loin d'être le cas. La 3D est très faible et n'a donc aucun intérêt. Bien sûr les effets spéciaux sont impeccables mais on s'y attend. Ce n'est plus une surprise de voir, avec ce genre de production, qu'en la matière, on touche à la perfection. N'ayant pas grand chose ...

Solo. A James Bond novel (2013) - William Boyd

" James Bond rêvait. Chose curieuse, il sut aussitôt où et quand le rêve prenait place : pendant la guerre en Normandie alors que, très jeune, il marchait le long d'un sentier encaissé, un chemin de terre entre deux haies d'épines noires. Dans son rêve, à un tournant, il apercevait sur le bas côté de la route boueuse, au creux d'un fossé peu profond, les corps détrempés de trois parachutistes anglais, les uns sur les autres. Choqué, il s'arrêtait d'instinct pour les regarder - le tas inerte qu'ils formaient aurait pu passer pour une bizarre levée de terre, une grosse excroissance végétale en train de pousser là, et non pour trois êtres humains -, mais un hurlement furieux venu de l'arrière lui ordonna d'avancer. " Solo  n'est pas le premier roman mettant en scène James Bond depuis la mort de Ian Fleming, loin de là. En fait, dès 1968, Kingsley Amis, sous le pseudonyme de Robert Markham, avait livré un  Colonel Sun  avec l'agent s...

La maison de Gaspard a 3 ans

Depuis que j'ai ouvert la maison de Gaspard il y a presque trois ans, je maintenais un rythme d'environ un article par semaine. Actuellement le dernier date du 16 janvier dernier. Malgré les apparences, je n'ai pas abandonné le blog. Je reviens d'un long voyage ; un voyage dans un endroit qui ne se conçoit pas uniquement en terme d'espace et qui m'a amené à la frontière du monde connu, là où les portes entrebâillées du temps peuvent se refermer sur vous... et c'est ce qui m'est arrivé. Bien malgré moi, j'ai voyagé dans... la quatrième dimension.

Il était une fois en France - Tome 4 : Aux armes, citoyens !

Les alliés ont débarqué en Normandie et à Paris, les résistants se préparent à combattre frontalement les allemands. A la fin du troisième tome, le chef de la Gestapo Wilhelm Korf obligeait Joseph Joanovici à lui livrer des informations concrètes sur la résistance très rapidement parce que les libérations que Joseph avait obtenues de lui moyennant finances avait attiré sa hiérarchie... et aussi parce que les nazis détiennent une déposition très compromettante pour lui au sujet de ses affaires avec les allemands et il doit obtempérer s'il ne veut pas que ça se sache chez les résistants. Au début de ce 4ème volume, on voit que les informations qu'il livre aux nazis avec la complicité de son acolyte Lucien Piednoir concernent une cache d'armes dans un couvent de La Brosse-Montceau. Après avoir été torturés, les religieux seront  assassinés sans qu'aucun d'entre eux n'aura avoué quoi que ce soit et dénoncé qui que ce soit. Il s'agit là d'ailleurs d'un...

Bride of Frankenstein (1935) - James Whale

Bride of Frankenstein est souvent considéré meilleur que Frankenstein . Après avoir découvert la suite, je dois dire que j'ai un légère préférence pour le film d'origine. Il possède une identité visuelle gothique et expressionniste très marquée et cohérente avec l'univers dans lequel il se situe alors que, parfois, sa suite s'égare un peu dans quelques passages humoristiques et un aspect fantastique éloigné de la "logique" de l'histoire de Frankenstein ( Colin Clive ) et de son monstre ( Boris Karloff ). Ainsi, le passage des personnages réduits créés par le Docteur Pretorius ( Ernest Thesiger ) et qui s'agitent dans des bocaux paraît en total décalage, et même hors-sujet, avec le récit de par son humour et le thème de la recherche de la création de la vie à partir de morceaux de personnes décédées. Malgré ces quelques détails qui déséquilibrent l'ambiance gothique et expressionniste du film, Bride of Frankenstein reste quand même cette référ...