Accéder au contenu principal

The Texas chainsaw massacre 2 (1986) - Tobe Hooper


The Texas chain saw massacre, premier du nom, est un film violent mais absolument pas sanglant. Les effusions d'hémoglobine sont toujours hors champs. Le parti pris pour la première suite, à nouveau réalisée par Tobe Hooper, est radicalement différente. The Texas chainsaw massacre 2  se veut gore et grand guignol.

Malgré les outrances toujours aussi percutantes (hum...) aujourd'hui, dans mon souvenir, le film était encore plus trash et sanglant ; une bonne dizaine d'années que je n'avais pas mis le DVD "édition sanglante" dans un lecteur.

Cette suite débute par la victoire de Drayton (Jim Siedow), un personnage déjà présent dans le premier opus, à un concours du meilleur chili con carne local. Pour celles et ceux qui n'auront pas d'emblée percuté qu'il a été fait à partir de viande humaine, le film le fera bien comprendre par la suite, à coups de propos primitifs, de rires hystériques et de beuglements débiles, dans une ambiance survoltée à l'intérieur d'un parc d'attraction à l'abandon, un lieu renforçant le sentiment d'assister à une foire grotesquement drôle.


A plusieurs reprises, il m'est arrivé de lire que Tobe Hooper avait volontairement forcé l'humour ici parce que le public n'avait pas perçu celui qu'il avait installé dans le premier. Personnellement, le premier film m'a toujours fait rire car il m'est impossible de faire autrement devant une famille de barjots vivant au milieu d'ossements humains et de cadavres en décomposition.

Ce qui saute aussi aux yeux, c'est la critique du capitalisme. La folie de la famille "tronçonneuse" semble avoir pour origine la faillite de leurs abattoirs, dont ils ne se sont jamais remis. Le parc d'attraction déliquescent où elle semble s'être définitivement installée sert aussi de symbolique à cette société où tout ce qui ne survit pas est voué, non pas à disparaitre entièrement, mais à pourrir lentement sur place, comme les êtres humains victimes du même pourrissement.

Le personnage du Texas Ranger Lefty (Dennis Hopper), bien que n'étant pas membre de la famille, se révèle également assez allumé. Il s'agit de l'oncle de deux victimes du premier film qui recherche les responsables de leur disparition. Plus de dix ans qu'il essaie de leur mettre le grappin dessus, quelle persévérance !

Malgré tout, The Texas chainsaw massacre 2 a un sérieux écueil. Tobe Hooper nous refait le coup du repas familial qui dégénère, comme dans le premier, mais il n'a pas la même intensité. Des longueurs deviennent alors un peu ennuyeuses. C'est dommage car le rythme, jusque là, tenait la route.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…