Accéder au contenu principal

Walking dead - 7. Dans l'oeil du cyclone

Le septième volume de Walking dead s'attache à décrire le quotidien des survivants à l'intérieur de la prison qui s'appliquent à mettre en place des codes et des règles de vie. Malgré les zombies qui occupent toujours l'environnement extérieur, serait-ce là les prémices d'une nouvelle société ? 

Ainsi, un mariage est organisé tandis que Rick apprend à sa femme qu'il sait que le bébé qu'elle attend n'est pas de lui. Les personnages vivent des petits drames du quotidien devant nos yeux. Une fois de plus, les propos de Umberto Eco dans Il superuomo di massa au sujet des comics me sont revenus. Il n'y avait aucun mépris de sa part, je crois me souvenir qu'il reconnait dans son livre avoir été un gros lecteur de ces bandes dessinées américaines, et la lecture de Walking dead qui est le premier comic que je lis véritablement confirme les ficelles utilisées par leurs scénaristes. Et j'y prends un réel plaisir.

Malgré leurs efforts de reconstruction, le désespoir n'est hélas pas loin pour les personnages. Carol, l'une des survivantes, se jette dans les bras d'un mort vivant pour se suicider, un acte qui provoque la stupéfaction chez tout le monde ; et une grosse surprise pour celui qui lit.

Ce volume se conclut sur l'arrivée du gouverneur (voir le volume cinq) et de ses hommes ; et leurs intentions ne sont évidemment pas pacifiques.

Je suis assez admiratif de la capacité des auteurs à toujours rebondir et imaginer des situations nouvelles sans donner l'impression de se répéter. Si Dans l’œil du cyclone privilégie les relations humaines et la description d'une relative accalmie, sa dernière page annonce un terrible conflit. Ce que je supposais en chroniquant le sixième volume se confirme ici : les humains sont plus menaçants que les zombies, c'est du moins la tournure que semblent avoir choisi les auteurs de Walking dead

Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre par la suite, l'univers est si chaotique et la narration si imprévisible, en tout cas éloignée des rebondissements attendus dans un tel univers, que le pire est possible pour toutes ces personnes que l'on suit depuis quasiment le début.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le père Noël est une ordure (1982) - Jean-Marie Poiré

L'année dernière, à l'approche de Noël, j'avais choisi de chroniquer The Polar express, que je venais de découvrir en Blu-ray 3D. Pour 2012, changement de registre puisque j'ai opté pour Le père Noël est une ordure. J'ai souvent entendu les gens affirmer qu'ils préféraient la pièce de théâtre, personnellement je préfère le film. En effet, on trouve des ajouts de personnages, de situations et de dialogues dans le film qui sont aussi drôles que l'ensemble des éléments provenant directement de la pièce.
En arrivant pour leur permanence du réveillon de Noël, les bénévoles de l'association SOS détresse amitié n'ont aucune idée de la nuit agitée qu'ils vont vivre. Les catastrophes vont s'enchaîner les unes après les autres jusqu'au petit matin.
Ils étaient drôles les membres de l'équipe du Splendid (Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, etc.), il y a 30 ans. Ils étaient jeunes, neufs et apportaient un souffle nouveau en dépou…

Kokuriko zaka kara (2011) - Goro Miyazaki

"Les dessins animés japonais qui sont exécrables, qui sont terribles". Cette affirmation est de Ségolène Royal, formulée au cours de l'émission Midi 2 (extrait visible sur le site de l'ina ICI) en 1988 alors qu'elle venait défendre un amendement législatif pour la protection des enfants concernant la violence dans les programmes de télévision. Il y aurait beaucoup à dire sur le conservatisme, la condescendance, les préjugés et même une certaine forme de populisme qui l'animent pendant ce moment mais j'en resterai au sujet qui m'intéresse de développer ici, à savoir ces fameux dessins animés japonais. Elle a continué en 1989 dans un livre, Le ras-le-bol des bébés zappeurs, où elle s'en prend toujours à ces dessins animés japonais où elle n'y voit que la pire expression de la violence au sein d'histoires minimalistes et forcément la cause de tous les maux qui traumatisent la jeunesse française. Les politiques ne sont jamais responsables de …

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…