Accéder au contenu principal

Creature from the black lagoon (1954) - Jack Arnold

Creature from the black lagoon est la cerise sur le gâteau du coffret Blu-ray Universal classic monsters. Pour la première fois, j'ai enfin pu voir dans des conditions optimales ce classique de l'épouvante depuis que je l'ai découvert au moment de sa diffusion le 19 octobre 1982 dans le cadre de La dernière séance, la célèbre émission d'Eddy Mitchell (ne voyez pas ici la manifestation d'une mémoire prodigieuse, il faut juste remercier Wikipedia, l'information est donnée sur la page concernant le film ICI). Hélas, la télévision familiale étant en noir et blanc à l'époque, je n'ai pas pu bénéficier du relief de la version anaglyphe diffusée ce soir là. Beaucoup plus tard, j'ai redécouvert le film mais en me contentant de la version plate du DVD sorti il y a quelques années.

Et enfin, la version 3D est devenue disponible grâce au coffret précité (le film est bien sûr aussi visible en 2D sur le même disque). 

Dans une version évidemment restaurée, le film offre une 3D surprenante avec de jolies profondeurs et des effets de jaillissement assez saisissants. L'ayant regardé dans la pénombre, il m'a même semblé parfois que des objets au premier plan se trouvaient dans mon salon. Creature from the black lagoon, malgré ses soixante ans, n'a rien à envier aux productions tridimensionnelles actuelles ; à part la couleur peut-être... et encore, le noir et blanc peut s'avérer charmant. Je pense notamment à cette séquence où Kay Lawrence (Julia Adams) nage à la surface de l'eau, suivie par la créature qui se trouve dans les profondeurs du lac et qui peu à peu remonte vers elle en nageant. Le passage se transforme alors en un ballet aquatique plutôt érotique, du moins autant que peut l'être un film américain produit dans les années 50.

Concernant le scénario, celui-ci est assez simple, un peu redondant même mais il contient des considérations écologistes remarquables pour l'époque où il a été réalisé. L'homme est ici dépeint comme un destructeur de la nature dans le seul but de devenir célèbre en ramenant mort ou vif un être inconnu du monde.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La maison de Gaspard ferme ses portes

Je me souviens parfaitement de la première fois que j'ai vu Gaspard. Il jouait dans un box avec son frère chez l'éleveur où je m'étais rendu avec l'intention d'acquérir un chien. En entrant dans le hangar où se trouvaient les box, il a arrêté de jouer et s'est assis devant la porte grillagée en me regardant. J'ai su immédiatement que je repartirais avec lui. Il avait trois mois et demi.
Chiot, il a fait quelques conneries. Il a bouffé un mur, déchiqueté un livre mais ce n'est rien par rapport à la joie qu'il a apporté pendant toutes ces années. A de nombreuses reprises, il m'a accompagné en randonnée en montagne dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il restait toujours à vue d’œil et attendait assis quand il ne me voyait plus.
Un jour, dans la résidence où j'habitais et alors que je revenais de balade avec lui, un rottweiler a foncé sur moi. Gaspard n'a pas hésité à se placer devant moi et à se battre frontalement avec ce chien ; alors q…

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain (2013) - Amandine Dhée

"Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde.
C'est qu'il faut voir, tout juste sortie du ventre. Mes yeux qui débordent du visage sans jamais voir vraiment. Mes secousses du corps, impossibles à soulager.
Pesée, mesurée, testée. On me jette de petits coups d'yeux, on chuchote de moi. Les infirmières marchent feutré. Il fait chaud. Ça sent le produit de nettoyage et de soignage, le bonheur et la confusion.
Les visiteurs égarés ravalent leurs points d'interrogation. T'as eu mal ? T'es recousue ? T'as vu comme il est bizarre ton bébé ?"

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain est le récit d'une fille qui avance vers l'âge adulte, le regard posé sur le quotidien qui l'entoure, les gens, les codes de conduite en société, mais il y a toujours un "couac", un "hic" qui vient ternir le plaisir.
Le livre est plutôt court, l'écriture assez légère et l'ensemble est amusant et …