Accéder au contenu principal

Heat (Michael Mann,1995) & Rightehous kill (Jon Avnet, 2008)

Depuis que je l'ai vu au cinéma à sa sortie, Heat fait partie de ces films que je ne me lasse pas de regarder régulièrement. C'était la première fois que ces deux monstres du cinéma que sont Robert De Niro et Al Pacino avaient des scènes ensembles. Ils avaient déjà joué tous les deux dans un même film mais leurs personnages évoluaient dans des périodes différentes d'où l'absence de moments communs entre eux. Il s'agissait de The godfather part II. Cette information, si je me souviens bien avait d'ailleurs été l'un des arguments de promotion de Heat. Dans ce film, De Niro joue le rôle de Neil McCauley, le chef d'une bande de braqueurs que le lieutenant Hanna (Al Pacino) espère bien arrêter jusqu'à en être obsédé. A la fin (attention spoilers à venir), Hanna tire sur McCauley. Puis Hanna s'approche et prend la main de McCauley, un peu pour l'aider à passer de l'autre côté (fin des spoilers).

Point de commune mesure avec Rightehous kill (La loi et l'ordre en France) mais si je fais ce rapprochement entre le magnifique film de Michael Mann et la série B (aucun préjugé dans l'utilisation de ce terme de ma part, il y a d'excellentes série B) policière de Jon Avnet que je n'ai découvert que récemment, ce n'est pas parce que Robert de Niro et Al Pacino partagent l'affiche mais en raison d'une scène similaire à la fin mais inversée. Je ne sais pas si c'est voulu, je suppose uniquement que ça l'est, mais je trouve le parallèle amusant et surtout intéressant.

Une telle mise en regard n'est possible qu'avec de tels acteurs. Ils ont une carrière derrière eux, ils ont joué des rôles marquants dans des longs métrages devenus des références et souvent réalisés par des metteurs en scène qui savent se montrer exigeants.

C'est pour le plaisir de repérer ce genre de parallèle que j'aime le cinéma ; entre autres choses bien sûr.

De Rightehous kill, je n'attendais rien de plus que de passer un moment sympathique avec deux acteurs effectuant leur numéro de star au sein d'une intrigue plutôt calibrée et me voilà à pousser quelques réflexions sur le septième art.

Heat
Rightehous kill

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…