Accéder au contenu principal

La locataire (2011) - Antti Jokinen

"Nanar abyssal" pour Studio Ciné Live, "Ennuyeux, inutile et prévisible" pour Mad Movies, la presse n'est pas tendre avec la véritable première production de la mythique HAMMER FILMS récemment ressuscitée. "The resident" d'un certain Antti Jokinen dont c'est le premier film ne mérite pourtant pas toutes les mauvaises critiques qu'on peut lire à son sujet.

Le point fort réside (ah! ah!) dans la mise en scène. La quasi totalité de l'histoire se déroule dans des décors intérieurs qui sont plutôt bien exploités, principalement l'appartement de la locataire à la fois charmant et intrigant. La base de l'intrigue en elle-même est plutôt intéressante même si c'est du déjà-vu. Ici, c'est Juliet (Hilary Swank) qui trouve un très bel appartement à louer à un prix défiant toute concurrence et en prime, Max le propriétaire (Jeffrey Dean Morgan) a tout pour la séduire. Rapidement, elle se sent de moins en moins seule dans son grand appartement...

On a là les éléments de base pour un sympathique thriller de série B. Malheureusement, à la moitié du métrage, l'identité de l'individu qui la surveille est révélée grossièrement tuant tout suspense. Pourtant, il n'y avait pas 36 possibilités, c'était soit l'ex de Juliet (Lee Pace), le propriétaire ou son grand-père qui vit dans l'immeuble (Christopher Lee toujours aussi charismatique). En même temps, le film ne laissait pas une très grande place au doute.

Il ne reste plus au spectateur qu'à attendre bien tranquillement la fin en ayant de plus en plus le sentiment puis la certitude d'assister à un ersatz de "Psycho" (Psychose) pas désagréable en soi mais sans surprise.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…