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24 - saison 6


Dans les dernières secondes de la cinquième saison, Jack Bauer (Kiefer Sutherland) se faisait enlever par des agents chinois. Au début de celle-ci, il est rapatrié aux États-Unis. Depuis plusieurs semaines, l'Amérique subit une vague d'attentats sans précédent. Rapidement, la menace nucléaire se fait sentir.

Autant la saison précédente m'était apparue comme un modèle de maîtrise du temps réel en la revoyant l'année dernière, autant la sixième emprunte des raccourcis parfois difficiles à avaler. De plus, la série prend l'allure d'une saga familiale, d'abord parce que le président américain est Wayne Palmer, le propre frère de David Palmer, un des précédents présidents de 24 et surtout aussi parce le frère de Jack Bauer est impliqué dans l'histoire ainsi que son père, apprend-t-on par la suite ; et ces deux là ne sont pas du côté des "gentils". Leurs actes sont tellement violents, immoraux et vénaux que la famille Bauer m'est apparue comme une famille Frankenstein moderne.

Dès le début, tout va très vite et les scénaristes semblent vouloir s'affranchir des limites qu'ils s'imposaient dans les premières saisons. Ainsi, plusieurs épisodes de la saison deux maintenaient le suspense autour de la menace d'une explosion nucléaire et créaient l'émotion sur la disparition d'un personnage important dans celle-ci alors qu'ici, l'explosion d'une telle bombe à Los Angeles, si elle est évidemment un moment dramatique, elle relève plus d'un événement parmi d'autres que d'un acte capital pour la suite à venir.

Tout ce que les États-Unis comptent d'ennemis semble s'être passer le mot pour lui tomber dessus au même moment. Qu'il s'agisse de Jack Bauer se démenant sur le terrain pour empêcher des explosions nucléaires, des crises qui se suivent au sein de la cellule antiterroriste ou des complots et des trahisons fomentées autour de la présidence américaine, les événements et les revirements de situation sont tellement nombreux que tout peut basculer d'une minute à l'autre sans créer de véritable logique, au risque de lasser le téléspectateur. Tout suspense est de fait annihilé. Et au sujet du président américain, il s'agit de Wayne Palmer, le propre frère de David Palmer, l'ancien président des premières saisons ou comment transformer 24 en saga familiale... à chacun de trouver cela judicieux ou pas.


On sait que les épisodes d'une série américaine sont écrits au fur et à mesure de leur diffusion et il est évident que les scénaristes se sont perdus en route. Personnellement, j'ai eu beaucoup de mal à rester concentrer sur ces vingt-quatre heures. Je n'avais pas un bon souvenir de la sixième saison, ce nouveau visionnage confirme qu'en effet, elle est très décevante. Le plus triste est qu'elle ne parvient pas à rendre son personnage principal attachant alors qu'il bénéficiait jusqu'ici d'un capital sympathie non négligeable, ainsi que Chloe O'Brian son alliée depuis la saison trois. Il faut patienter jusqu'au dernier quart d'heure du dernier épisode pour qu'un peu d'émotion s'exprime. La saison six est une saison assez froide dans l'ensemble.


J'avais pu penser, il y a quelques années, que 24 venait de commettre sa saison de trop. Elle en compte aujourd'hui trois de plus qui ont réussi à relever le niveau et j'ai beaucoup apprécié la récente neuvième. Il existe également un téléfilm se situant entre cette saison et la septième.

Un spin-off débarque bientôt également mais 24 sans Jack Bauer, c'est comme un James Bond sans 007.

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