Accéder au contenu principal

The magnificent seven (1960) - John Sturges


Le classique des classiques du western américain, The magnificent seven, se voit greffé d'un remake qui sort prochainement. C'est une fois de plus l'occasion de mettre le DVD dans le lecteur et vivre à nouveau cette histoire de cowboys venant en aide à des paysans mexicains qui subissent le pillage régulier d'une bande de bandits dirigés par le terrible Calvera (Eli Wallach).

Il y avait bien une dizaine d'années que je n'avais pas revu le film de John Sturges et cette séance fut un vrai plaisir. Nous sommes avant la vague des westerns italiens et du cynisme qui caractérise la plupart de ses productions. Dans The magnificent seven, les héros sont valeureux et surtout motivés par la défense des plus faibles. Les mercenaires acceptent d'aider les fermiers pendant plusieurs semaines contre vingt malheureux dollars. De plus, sur place, ils se montreront toujours bienveillants envers eux et leurs familles. Ce western est la manifestation éclatante de l'adage "l'union fait la force", là où l'individualisme prime souvent dans les exemples transalpins.


Les mercenaires savent aussi faire preuve d'humilité et de critique quant à leur statut. On peut entendre Bernardo O'Reilly (Charles Bronson) sermonner des gamins qui venaient d'affirmer que leur pères étaient des lâches par rapport à eux. Il leur fait savoir qu'il faut beaucoup de courage pour élever des enfants et travailler comme ils le font afin qu'ils ne manquent de rien. Le genre de propos que l'on n'entend plus, ou très rarement, dans la bouche des héros actuels. Un peu de rappels sur ce genre de valeurs ne peut pas faire de mal.

Le casting des sept hommes est excellent et réunit des acteurs charismatiques qui, pour la plupart, deviendront des stars ou laisseront leur empreinte dans des œuvres populaires. Yul Brynner et Steve McQueen bien sûr mais aussi James Coburn, Robert Vaughn, etc. Chaque personnage est plus ou moins caractérisé par son style, ses qualités et ses défauts, chacun existe donc malgré l'indéniable présence charismatique de Yul Brynner. En VO, la gravité de sa voix est assez remarquable.


Bien sûr, parmi les héros, nous avons le petit jeune plein de fougue, Chico (Horst Buchholz) dont la motivation première est de gagner son statut de héros auprès de ses compagnons d'armes mais aussi auprès de Petra, une jolie villageoise jouée par Rosenda Monteros. L'amour sera plus fort car, à la voie des armes, il préfèrera mener une vie de paysan auprès de celle-ci.

Malgré ses bientôt soixante années d'existence, le montage du film est toujours bien vivant. Il n'y a quasiment aucun temps mort à signaler pendant les deux heures que dure The magnificent seven. Il est toujours ce classique indémodable.

Note de fin : inspiré du film d'Akira Kurosawa Shichinin no samurai (Les sept samouraïs), la seule fois où j'ai tenté de le regarder, je me suis endormi, tellement je m'ennuyais. C'était il y a longtemps et mon approche du cinéma n'était pas tout à fait la même. Il faudra bien que je glisse à nouveau le DVD dans le lecteur, un jour ou l'autre.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…