Accéder au contenu principal

Dead rock machine

La sortie de Random Access Memories, le dernier album de Daft Punk, s'est faite à grand renfort de publicités, de supports médiatiques et de coups marketing. J'étais vraiment curieux d'entendre ce qu'allait livrer le groupe de musique électronique français mais en ce qui me concerne, c'est la déception. Je ne suis pas arrivé à l'écouter entièrement, tellement l'ensemble m'a ennuyé. Déjà, en découvrant Get lucky à la radio, j'ai eu un sentiment de déjà entendu et l'écoute de l'album m'a fait l'effet d'une sorte de revisite disco aux sons électro pop franchement pas novatrice. Si j'ai envie de sentir pousser des pattes d'eph en bas de mes pantalons et des pelles à tarte en guise de cols de chemises, j'écoute les Bee Gees. Je me demande où sont passés les géniaux inventeurs de Around the world du disque Homework qui, aujourd'hui encore, m’apparaît nettement plus moderne 15 ans après. Dommage...

Ainsi, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec un autre groupe français de musique électronique dont le premier album est sorti récemment après avoir tourné quelques années avec un extended play : Dead rock machine.


Avec leur album Bright colors mean poison que j'ai déjà écouté 5 ou 6 fois en une semaine, j'ai retrouvé une fraîcheur dans les rythmes, les sons et les arrangements. On est dans une ambiance électro rock parfois agressive dont certains titres lorgnent avec talent du côté de la pop-rock britannique, celle de groupes comme Blur ou Franz Ferdinand.

Leur titre Far away now bénéficie d'un clip qui a le bon goût de renvoyer à un genre cinématographique que j'aime depuis que je suis adolescent, le Slasher. Il s'agit aussi d'un clin d'oeil au film de Michele Soavi, Deliria, plus connu en France sous le titre Bloody bird, où une troupe d'acteurs en répétition dans un théâtre se font éliminer les uns après les autres par un tueur en série portant un masque de tête de hibou. L'un des meilleurs du genre.


Commentaires

  1. Leur titre Far Away m'a fait un peu penser à un morceau de Yuksek "This is not today" en plus rock:
    http://www.youtube.com/watch?v=5aa2iKxeMco.
    Complètement d'accord avec toi concernant le dernier album de Daft Punk qui m'a vraiment déçue...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut,

      Je ne connaissais pas Yuksek.

      Merci.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

La maison de Gaspard ferme ses portes

Je me souviens parfaitement de la première fois que j'ai vu Gaspard. Il jouait dans un box avec son frère chez l'éleveur où je m'étais rendu avec l'intention d'acquérir un chien. En entrant dans le hangar où se trouvaient les box, il a arrêté de jouer et s'est assis devant la porte grillagée en me regardant. J'ai su immédiatement que je repartirais avec lui. Il avait trois mois et demi.
Chiot, il a fait quelques conneries. Il a bouffé un mur, déchiqueté un livre mais ce n'est rien par rapport à la joie qu'il a apporté pendant toutes ces années. A de nombreuses reprises, il m'a accompagné en randonnée en montagne dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il restait toujours à vue d’œil et attendait assis quand il ne me voyait plus.
Un jour, dans la résidence où j'habitais et alors que je revenais de balade avec lui, un rottweiler a foncé sur moi. Gaspard n'a pas hésité à se placer devant moi et à se battre frontalement avec ce chien ; alors q…

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…