Accéder au contenu principal

Ma liberté

Mince alors ! 

Quelle ne fût pas ma surprise d'entendre une reprise de Ma liberté en allumant mon autoradio par une chanteuse que je n'ai pas reconnue ; Et pour cause ! 

Je suis loin de m'intéresser à ce qu'elle fait tant ça n'a aucun intérêt à mes yeux. Il a fallu que le présentateur dise à la fin qu'il s'agissait de Chimène Badi.

Etonnement ! Cela peut faire doucement rigoler les groupies de cette chanteuse mais j'insiste, je l'ignorais.

Qu'est-ce qui peut bien pousser Chimène Badi, habituée à chanter des bluettes sans intérêt et complètement formatée, à reprendre Ma liberté ? De l'admiration pour Serge Reggiani ? Pour Georges Moustaki ? Les deux ?

Il a fallu que je sache.

Sur son site, on apprend qu'elle a voulu rendre hommage aux artistes qui lui ont donné envie de chanter dans un album sorti l'année dernière et qui s'appelle Gospel & Soul. Des standards du répertoire américain et français revisités à la sauce gospel. 

La démarche est-elle sincère ou est-ce une opération commerciale pour relancer une chanteuse en perte de vitesse ? Si l'on en croit la page wikipédia consacrée à Chimène Badi, son précédent album a eu nettement moins de succès que celui d'avant. Après on pense ce qu'on veut...

En tout cas, j'ai du mal avec cette version où tout un tas d'artifices vocaux et musicaux s'ajoutent à un texte qui se contente parfaitement d'une guitare et d'un piano.

Enfin, si ça peut amener certaines personnes à un répertoire plus exigeant et découvrir les perles qui ne s'y cachent pas.


Site officiel de Serge Reggiani : http://serge-reggiani.com/

Site officiel de Georges Moustaki : http://www.creatweb.com/moustaki/

Commentaires

  1. J'ai peur que ce ne soit que par opportunisme. Moustaki ne chante plus depuis quelques années et, pire, il est très mal, malheureusement. Regardez cette très émouvante vidéo :

    http://www.youtube.com/watch?v=TvggIljfqdU

    Comme la mode est aux "reprises" de tous les grands auteurs de chansons qui ont disparu -- n'importe qui chante maintenant les grands, en se faisant écraser par eux, mais ils se font ainsi un peu de publicité, croient-ils (en réalité, ces interprètes de misère retombent immédiatement dans l'oubli après leurs "reprises" qui sont d'ailleurs toujours mauvaises), voilà qu'on chante Moustaki, un des tout-derniers,avant qu'il ne disparaisse, histoire d'être en avance sur les autres. Quelle horreur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Émouvante vidéo en effet. Et cette terrible réponse : " Vous aimeriez rechanter ?" - "Non... Non. C'est terminé".

      J'avais appris il y a quelques mois qu'il avait annoncé qu'il ne pouvait plus chanter. Mes parents gardent encore une photo de journal où on les voit assister à un concert de Moustaki. Je n'étais même pas né et ça semble être un fabuleux souvenir pour eux.

      Quant aux opportunistes, je rejoins vos propos. Tous ces chanteurs creux qui pensent pouvoir se donner une consistance en reprenant les grands sans le moindre scrupule. C'est révoltant.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…