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Articles

Predator (1987) - John McTiernan

Predator commence comme tous ces films d'action américains des années quatre-vingt. Un commando de gros bras est constitué pour remplir une mission en environnement hostile à l'extérieur des États-Unis. Ici, il s'agit de retrouver un ministre et son second dont l'hélicoptère s'est écrasé en pleine jungle d'un pays d'Amérique latine indéterminé. Le danger auquel ils sont exposés est la présence de guérilleros dans cette région. Les membres du commando affichent une étonnante décontraction. Menés par Dutch (un Arnold Schwarzenegger en pleine forme) et lourdement armés, il s'agit pour eux d'une mission de routine mais une fois sur place, ils apprennent que cette mission n'est pas exactement celle qui leur fut exposée car en réalité, il faut trouver des agents de la CIA d'un premier groupe de sauvetage qui a échoué. De plus, un être invisible les prend en chasse et les élimine un à un. J'avais vu Predator à sa sortie au cinéma en...

Renaud, chansons d'enfer (2016) - Baptiste Vignol

Voilà un excellent livre consacré à Renaud. Il convient de le signaler en préambule car depuis son inattendu retour, l'ancien chanteur énervant suscite un incroyable flot d'écrits dans des bouquins opportunistes et d'exaspérants articles de journaux. Je remercie donc ma sœur qui me l'a offert, son choix est impeccable. Alors, pourquoi s'agit-il d'un excellent livre ? Parce qu'apparemment, Baptiste Vignol suit Renaud depuis pas mal d'années et qu'il ne s'agit pas du premier livre qu'il lui consacre. Très bien écrit (cela aussi, il faut le dire) et certainement doté d'une bonne culture générale, il retrace toute la carrière de Renaud en rédigeant un billet pour chaque chanson de chaque album. Loin de se contenter de les décrire, il révèle tout un tas d'anecdotes et d'informations qui, bien que connaissant assez bien le sujet, m'ont régulièrement surpris ou approfondi ce que je savais. Ainsi, j'apprends que Franck Lang...

Westworld (1973) - Michael Crichton

Parce qu'une série inspirée de Westworld a vu le jour récemment, j'ai eu envie de revoir le Blu-ray du film original, rangé dans les étagères du bureau. J'ai toujours plaisir à regarder ce film de science-fiction. L'idée de ce parc d'attractions où, en échange d'une somme exorbitante, les visiteurs peuvent assouvir divers fantasmes dans des environnements peuplés d’androïdes m'amuse toujours. Le monde du Moyen-âge permet de combler sa mégalomanie en se prenant pour un châtelain ou une châtelaine, l'Antiquité romaine offre les orgies et les partouzes propres à sa réputation et l'Ouest des États-Unis du XIXème  siècle autorise le retour à des plaisirs régressifs comme jouer aux cowboys et affronter les robots en duel au revolver. Film américain, le western est donc le secteur le plus présent à l'écran, l'histoire suivant principalement Peter Martin (Richard Benjamin) et John Blane (James Brolin), deux hommes bien décidés à s'amuser...

En baie de Somme - 29 et 30 octobre 2016

Photographies - Stéphanie : http://justmefanny.blogspot.fr/

Magnum Force (1973) - Ted Post

Malgré les foudres qui se sont abattues sur Dirty Harry en 1971, Clint Eastwood récidive deux ans plus tard avec ce Magnum Force où il enfile à nouveau le costume de l'inspecteur Harry Callahan. Je pourrais, comme beaucoup (trop) d'autres expliquer que cette suite est une réponse au supposé fascisme du personnage et du film précédent parce que l'inspecteur se trouve confronté à des flics qui n'hésitent pas à assassiner toutes sortes de délinquants, mafieux, proxénètes et autres individus responsables de tous les maux de la société et que Harry est loin d'approuver leurs méthodes. Mais je ne ferais que répéter un discours qui m'inscrirait dans une chaîne moutonnière sans faire preuve du moindre esprit critique. Alors non. Quand on s'apprête à regarder un film dont les affiches mettent en évidence un Clint Eastwood brandissant un énorme revolver vers le public en exagérant délibérément la perspective, il ne faut pas s'attendre à un spectacle des...

The magnificent seven ride! (1972) - George McCowan

Avec The magnificent seven ride! , on touche le fond. Scénario, mise en scène, personnages, rien n'est intéressant ni divertissant.  Adieu le format 2,35:1 pour le 1,85:1 moins impressionnant ; et la mise en scène de George McGowan est tellement plate qu'elle ne masque pas l'aspect téléfilm de son long métrage, un sentiment renforcé par des décors médiocres et des acteurs inexpressifs. Même Lee Van Cleef , à qui est cette fois confié le rôle de Chris, n'exprime pas grand chose. Pour le scénario, c'est le même bouillon : le manque d'imagination est flagrant. C'est d'un tel ennui que j'ai failli m'endormir. Le contraste entre les qualités de The magnificent seven et la pauvreté de ce dernier opus est saisissant. The magnificent seven aurait du rester un unique film.

Durango - Tome 17 : Jessie

Je n'imaginais pas apercevoir un nouveau tome de la bande dessinée Durango en parcourant les rayons d'une enseigne culturelle bien connue. En effet,  Le crépuscule du vautour semblait vouloir conclure les aventures du pistolero créé par Yves Swolfs en 1981. De plus, le temps entre chaque nouvel album s'allongeait et Swolfs, bien que gardant la maîtrise du scénario, avait délégué le dessin à un autre dessinateur, Thierry Girod. Il me semblait aussi qu'il préférait se consacrer à d'autres séries de sa création ( Le prince de la nuit , Légende ). Désormais, c'est à un certain Iko qu'est confié la mise en images. Bien qu'un peu trop chargé à mon goût, le graphisme m'a néanmoins rappelé celui des premiers albums dessinés par Swolfs lui-même, avant qu'il ne le "lisse". C'est plutôt plaisant car c'est principalement pour le style du dessin que je me suis attaché à ces westerns dès le milieu des années quatre-vingt. Les nombre...