Accéder au contenu principal

Westworld (1973) - Michael Crichton


Parce qu'une série inspirée de Westworld a vu le jour récemment, j'ai eu envie de revoir le Blu-ray du film original, rangé dans les étagères du bureau.

J'ai toujours plaisir à regarder ce film de science-fiction. L'idée de ce parc d'attractions où, en échange d'une somme exorbitante, les visiteurs peuvent assouvir divers fantasmes dans des environnements peuplés d’androïdes m'amuse toujours. Le monde du Moyen-âge permet de combler sa mégalomanie en se prenant pour un châtelain ou une châtelaine, l'Antiquité romaine offre les orgies et les partouzes propres à sa réputation et l'Ouest des États-Unis du XIXème  siècle autorise le retour à des plaisirs régressifs comme jouer aux cowboys et affronter les robots en duel au revolver.

Film américain, le western est donc le secteur le plus présent à l'écran, l'histoire suivant principalement Peter Martin (Richard Benjamin) et John Blane (James Brolin), deux hommes bien décidés à s'amuser dans le far-west reconstitué.

Bien sûr, l'histoire perdrait vite en intérêt si tout se passait comme prévu. Les androïdes vont donc se rebeller et l'équipe qui les gère, à partir d'endroits froids et aseptisés tranchant littéralement avec les univers qu'ils surveillent, va perdre leur contrôle. Les androïdes commencent à assassiner les humains.

Cette rébellion se personnifie alors principalement sur un seul androïde, celui joué par Yul Brynner dont le look rappelle le rôle qu'il tenait dans The magnificent seven ; sauf qu'ici, il représente la menace et en rien, un quelconque espoir.

Westworld passe progressivement d'une ambiance amusante et détendue à un environnement inquiétant puis mortel. La musique de Fred Karlin accompagne et appuie cette ambiance qui se tend progressivement pour devenir franchement violente. Alors que Peter Martin s'enfuit pour sortir du parc, il traverse les univers où jonchent les corps sans vie des humains baignant dans leur sang.

Ce film est trop peu connu, c'est injuste. J'y vois un modèle d'écriture et de montage tant rien ne me semble superflu dans la progression du scénario.

A bien y regarder, le parc d'attractions dépeint dans Westworld est en fait une version améliorée des parcs que nous connaissons, ceux du type Disney land. En effet, les familles s'y rendent ne cherchent pas autre chose que de se plonger dans une réalité  où, le temps d'un séjour, essaient de se projeter dans un autre monde. Dans le film, le concept va plus loin car la technologie le permet.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…