Accéder au contenu principal

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son épaule renvoient à certaines affiches de James Bond.

Benjamin Horwood est un universitaire qui se voit malgré lui, enrôlé au sein d'un service de renseignement via l'agent Karen Holt, pour enquêter sur une série de vols d'objets anciens à travers le monde. 

A James Bond, vient alors se greffer une intrigue se rapprochant des scénarios des Indiana Jones où l'humour tient une place importante, notamment dans les échanges entre les deux personnages principaux souvent moqueurs. Indiana Jones est coutumier des échanges sarcastiques avec les personnages féminins.

La filiation avec le héros de Steven Spielberg se fait de plus en plus évidente au fil des pages et se dévoile nettement quand des connexions avec des événements de la seconde guerre mondiale apparaissent. Personnellement, je n'en ai pas été surpris tant l'histoire se déroule tel un scénario de film d'aventures hollywoodien. Les dernières péripéties sont un mélange assez amusant d'un final d'un 007 et d'un Indiana Jones, un peu comme si Dr No rencontrait Raiders of the lost ark, ce qui m'a beaucoup amusé.

Aussi extravagante qu'est l'histoire, Gilles Legardinier s'appuie sur des faits historiques lointains et proches parfaitement réels, je connaissais d'ailleurs l'un d'eux, et pour appuyer son propos et inviter le lecteur à approfondir l'expérience, il fournit une bibliographie qu'il a utilisée pour écrire Le premier miracle.

Dans une dernière partie, l'auteur s'adresse directement au lecteur, un procédé qui, semble t-il, il a pris l'habitude de faire. Il y dévoile la surprenante origine du papier sur lequel a été imprimé cette première édition du roman et invite à poursuivre l'expérience du livre à travers internet et un code caché entre ses pages permettant d'accéder à des supports documentaires supplémentaires. A chacun de chercher ce code, ne comptez pas sur moi pour le donner ici, il n'est pas très difficile à trouver. Dans cette dernière partie, transparait également toute l'humanité de Gilles Legardinier, ce que j'avais pu ressentir pendant la lecture.

J'ai apprécié lire Le premier miracle. Ce fut agréable, aisé, et les situations s'avèrent suffisamment variées pour se détendre et se divertir pendant les quelques heures que prend sa lecture. Très appréciable.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Vertige (2011) - Franck Thilliez

J'ai découvert Franck Thilliez  il y a quelques années avec La chambre des morts , polar que j'avais apprécié lire. Plus tard, j'ai lu Train d'enfer pour ange rouge , thriller plutôt bien construit qui plonge le lecteur dans un univers qui se montre de plus en plus effrayant. J'ai achevé la lecture de  Vertige  récemment, son avant dernier livre qui me fait dire que l'auteur s'est amélioré entre ses premières œuvres et celle-ci ; Avec toujours ce goût pour les descriptions de scènes et situations morbides. Jonathan Touvier se réveille au fond d'une grotte glacée. Il est attaché au poignet par une chaîne qui restreint considérablement son champs de déplacement. Il y a son chien aussi, endormi et qui ne tardera pas à sortir du sommeil dans lequel il a été plongé. Deux autres hommes aussi se réveillent dans le même lieu : Farid, qui lui est enchaîné à la cheville et Michel, libre de ses mouvements mais qui a un masque de fer fixé autour de la tête. P...

Le Touquet - British Week : Week-end James Bond des 8 et 9 octobre 2011

Palais des Congrès - Entrée Pour la deuxième fois, Le Touquet organise la British Week. Débutée le samedi 8 octobre, elle s'achève dimanche prochain. La station se met "à l'heure anglaise" comme le proclame la municipalité. Cette année a été organisé un Week-end James Bond avec le Club français de l'agent secret britannique et plusieurs invités. Ceux qui me connaissent savent que je suis un mordu du personnage depuis pas mal d'années, depuis que j'ai 14 ans en réalité lorsque j'ai vu le tout premier James Bond, "Dr No". J'apprends ainsi qu'une conférence sur Ian Fleming  animée par un certain Jacques Layani, auteur de On ne lit que deux fois aura lieu au Palais des Congrès le samedi matin. L'après-midi est prévue la diffusion de "Tuer n'est pas jouer" suivi d'un entretien avec John Glen et Maryam d'Abo qui  sont respectivement le metteur en scène (ainsi que de quatre autres James Bond) et ...

Skyfall (2012) - Sam Mendes

Me rendre au cinéma pour découvrir le nouveau James Bond est une démarche qui se démarque de toutes les autres fois où je vais en salle. Dans un an, cela fera 25 ans que je me passionne pour ce personnage. Pour ses 50 ans de cinéma, l'espoir de vivre quelque chose d'excitant est plus intense que jamais. Sur la route, au volant de la voiture, je fais un dernier point. A l'exception de Away we go , j'ai vu tous les films de Sam Mendes  qui met ici en scène son premier Bond. J'ai aimé chacun de ses films et savoir que ce n'est pas juste un "faiseur" derrière la caméra est certainement ce qui m'emballe le plus. Il y a Daniel Craig  aussi bien sûr. Instantanément James Bond dans Casino Royale , il sauve à lui seul Quantum of solace  de la totale insipidité grâce à son jeu intense. Lorsque j'ai su que c'était Javier Bardem  qui incarnait l'ennemi du film, j'ai exprimé un "wahou" béat tant j'avais encore en tête son in...