Accéder au contenu principal

Durango - Tome 14 : Un pas vers l'enfer

De 1981 (Les chiens meurent en hiver) à 1998 (Sans pitié), Yves Swolfs s'est chargé des dessins et des scénarios de Durango, série de bandes dessinées qu'il a lui même créée. J'ignore les raisons qui l'ont conduit à confier, à partir de ce quatorzième numéro, les dessins à Thierry Girod dont le style est assez proche de celui de Swolfs qui reste maître de l'histoire.

Durango est sur la trace d'hommes de main qui exercent menaces et pressions sur des petits propriétaires de mines afin qu'ils signent sous la contrainte la vente de leur exploitation. C'est assez étonnant de le voir prendre la défense de ces petits exploitants. Ce n'est pas très "western italien", constante source d'inspiration de cette série dessinée et ce n'est pas non plus dans l'esprit auquel elle nous avait habitué.

Cependant, le scénario est assez malin pour mettre en scène les tourments de la veuve d'un de ces propriétaires, rongée par le dégout que provoquait chez elle l'appétit de son défunt mari et le rejet qu'elle a de la région où elle vit et qu'elle n'aspire qu'à quitter en emmenant son fils loin de la violence qui l'entoure.

Ensuite, les réelles motivations de Durango apparaissent plus tard au grand jour. Elles ne sont nullement financières et ne concernent en rien un soudain sentiment de sympathie pour les potentats locaux. Le pistolero accomplit une vengeance. Les hommes qu'il poursuit ont tué Celia, la femme avec qui il faisait connaissance dans L'héritière et avec qui il semblait souhaiter vivre de façon plus apaisée depuis Sans pitié. Dans l'album dont il est question ici, on apprend qu'elle attendait un enfant de lui.

Bien sûr, cette histoire se conclura comme il se doit, en faisant parler la poudre.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le père Noël est une ordure (1982) - Jean-Marie Poiré

L'année dernière, à l'approche de Noël, j'avais choisi de chroniquer The Polar express, que je venais de découvrir en Blu-ray 3D. Pour 2012, changement de registre puisque j'ai opté pour Le père Noël est une ordure. J'ai souvent entendu les gens affirmer qu'ils préféraient la pièce de théâtre, personnellement je préfère le film. En effet, on trouve des ajouts de personnages, de situations et de dialogues dans le film qui sont aussi drôles que l'ensemble des éléments provenant directement de la pièce.
En arrivant pour leur permanence du réveillon de Noël, les bénévoles de l'association SOS détresse amitié n'ont aucune idée de la nuit agitée qu'ils vont vivre. Les catastrophes vont s'enchaîner les unes après les autres jusqu'au petit matin.
Ils étaient drôles les membres de l'équipe du Splendid (Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, etc.), il y a 30 ans. Ils étaient jeunes, neufs et apportaient un souffle nouveau en dépou…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…

Kokuriko zaka kara (2011) - Goro Miyazaki

"Les dessins animés japonais qui sont exécrables, qui sont terribles". Cette affirmation est de Ségolène Royal, formulée au cours de l'émission Midi 2 (extrait visible sur le site de l'ina ICI) en 1988 alors qu'elle venait défendre un amendement législatif pour la protection des enfants concernant la violence dans les programmes de télévision. Il y aurait beaucoup à dire sur le conservatisme, la condescendance, les préjugés et même une certaine forme de populisme qui l'animent pendant ce moment mais j'en resterai au sujet qui m'intéresse de développer ici, à savoir ces fameux dessins animés japonais. Elle a continué en 1989 dans un livre, Le ras-le-bol des bébés zappeurs, où elle s'en prend toujours à ces dessins animés japonais où elle n'y voit que la pire expression de la violence au sein d'histoires minimalistes et forcément la cause de tous les maux qui traumatisent la jeunesse française. Les politiques ne sont jamais responsables de …