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Articles

Affichage des articles associés au libellé James Bond

Shaken and stirred : The David Arnold James Bond project (1997) - David Arnold

Le titre de l'album est un clin d’œil à "Shaken not stirred", la formule de James Bond à chaque commande de Vodka Martini. Les thèmes bondiens sont passés à la moulinette sous la direction du compositeur David Arnold. Celui-ci a confectionné les bandes originales de  Tomorrow never dies , The world is not enough , Die another day et Casino Royale . Il a apporté à ces films un son électronique moderne et dynamique pour revenir à une partition plus classique sur le dernier, changement d'acteur et de direction. Shaken and stirred : The David Arnold James Bond project est un album conceptuel de reprises de titres bondiens avec des artistes de musique rock et électronique. Un très bon disque en phase avec son époque et ce qu'il se faisait il y a vingt ans. Aujourd'hui, il est encore parfaitement écoutable et bouillonne toujours d'énergie. Son point fort est toujours, à mon avis, la revisite de On her Majesty's secret service de Propellerhe...

Montreuil sur Mer & On her Majesty's secret service (Ian Fleming, 1963)

" 160, 170, 180. Il ne gagnait pas de terrain. Il se pencha vers le tableau de bord et pressa un bouton rouge. La plainte aigüe de la mécanique lui déchira les tympans et la Bentley fit un bond en avant. 190, 200. Cette fois la distance qui le séparait du cabriolet diminua : 50 mètres, 40, 30 ! Maintenant, il pouvait apercevoir les yeux de la fille dans le rétroviseur de la Lancia. Mais la route allait cesser d'être bonne : un de ces points d'exclamation, qui en France, signalent un danger, surgit sur la droite. Puis, après une côte, apparurent le clocher d'une église et les maisons d'un petit village, tassées en bas d'une colline abrupte. Les deux voitures ralentirent, 140, 130, 120. Bond vit les feux stop du cabriolet s'éclairer un instant, la main droite de la fille chercha au plancher le levier de vitesse, presque en même temps que lui. Ils étaient maintenant dans le virage en S. La route était pavée et Bond, tout en se cramponnant à son vola...

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention. Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre. Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la de...

Bond girls are forever (2002 - 2012 updated) - John Watkin

Décrocher le rôle de Kara Milovy est un peu l'heure de gloire de Maryam d'Abo car, il faut bien le reconnaitre, en dehors de The living daylights , sa filmographie n'est pas exceptionnelle. Elle est cependant la seule à avoir travaillé sur un documentaire au sujet de l'évolution des James Bond girls depuis Dr No . Il s'agit principalement d'entretiens avec certaines d'entre elles et il est assez intéressant de voir le regard qu'elles ont aujourd'hui, avec le recul des années passées. J'ai principalement été interpellé par la réaction de Maud Adams devant des extraits de The man with the golden gun et Octopussy , les deux Bond auxquels elle a participé dans des rôles différents. Elle se montre surprise, presque effrayée, par la façon dont son personnage est traité, comme si ce n'était pas elle qui avait joué ces scènes. Elle reconnait d'ailleurs qu'il n'est plus possible aujourd'hui de tourner de telles scènes. ...

Everything or nothing : The untold story of 007 (2012) - Stevan Riley

Réalisé à l'occasion des cinquante années cinématographiques de James Bond 007, ce film documentaire porte bien son sous titre : The untold story of 007 . En effet, loin d'être une nouvelle production vantant les mérites des films mettant en scène le célèbre espion, Everything or nothing : The untold story of 007 propose de parcourir les tumultes des coulisses depuis les origines, c'est-à-dire depuis les écrits de Ian Fleming . Ian Fleming, dès le début, eut pour ambition de faire adapter au cinéma les récits de sa création. C'est pour cette raison que les droits d'adaptation de Casino Royale furent détenus pendant des décennies par des personnes autres que Albert R. Broccoli et Harry Saltzman. Cette volonté de Fleming de porter James Bond au cinéma l'amena également à rédiger un scénario de film avec Kevin Mc Clory et Jack Wittingham qui ne connut pas de suite. A partir des idées qu'ils eurent ensemble, Ian Fleming écrivit son roman Thunderball , ...

James Bond, l'art d'une légende : du story-board au grand écran (2006) - Laurent Bouzereau

C'est évidemment le sujet qui m'a attiré vers ce livre mais c'est le nom de Laurent Bouzereau qui m'a convaincu d'en faire l'acquisition. On lui doit parmi les making-of les plus intéressants sur DVD, loin des réalisations promotionnelles formatées auxquelles ces supports nous habituent généralement. J'ignorais d'ailleurs qu'il était aussi le concepteur de livres sur la fabrication de films. Agrémenté de photographies plus ou moins rares, James Bond, l'art d'une légende est divisé en plusieurs thèmes (acteurs, décors, musiques, etc.). J'ai particulièrement apprécié les extraits de storyboards, ces illustrations étant toujours amussantes à comparer avec le résultat final sur pellicule. Il regroupe aussi des anecdotes et des citations des membres des équipes techniques (réalisateurs, producteurs, décorateurs, etc.) mais aussi d'autres personnes, illustres, telles que Steven Spielberg, Peter Jackson, Ridley Scott et autres. Steve...

James Bond is forever

Ian Fleming is forever fut mon billet de conclusion de la lecture des Fleming, de tous les Fleming puisqu'en dehors des James Bond, nous lui devons The diamond smugglers , Thrilling cities et Chitty chitty bang bang the magical car . Maintenant que j'ai revu, pour la énième fois, tous les James Bond dans les conditions optimales des Blu-ray, voici une conclusion sur ce personnage qui me passionne depuis 1988 ; une conclusion non définitive, j'en ai bien conscience, parce que " James Bond will return ". Que me plait-il tant dans le fait de voir et revoir depuis bientôt trente ans, ces films forcément inégaux et aux styles si différents ? Car même devant les plus mauvais ( Live and let die , Moonraker ), même devant l'interprète le plus éloigné du personnage qu'avait créé Ian Fleming (Roger Moore), je prends plaisir. A chaque fois que je me suis interrogé sur le sens profond de cette fascination, je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante. Peu...

Ian Fleming's James Bond : Annotations and chronologies for Ian Fleming's Bond stories (2006) - John Griswold

J'ai chroniqué tous les livres de Ian Fleming comme l'intégralité des films les adaptant, à l'exception de la version parodique de Casino Royale de 1967 (j'ai le DVD mais ce film n'est qu'une ennuyeuse comédie). Je peux affirmer aujourd'hui que le James Bond qui m'intéresse principalement est celui des romans et des nouvelles de Fleming. Il est dommage que l’œuvre qu'il a laissée soit trop peu connue. Elle se distingue pourtant des romans d'espionnage de l'époque, par sa qualité d'écriture et par l'originalité de l'univers créé. Loin de se réduire à de strictes intrigues d'espions jouant au chat et à la souris sur le grand échiquier international, l'univers de Ian Fleming est étonnamment romanesque. Pour rédiger son Ian Fleming's James Bond : Annotations and chronologies for Ian Fleming's Bond stories , John Griswold a réalisé un important travail d'analyse des récits originaux (romans et nouvelles), no...

James Bond 01. VARGR

Cette récente bande dessinée installant le personnage de Ian Fleming au sein d'une aventure inédite était prometteuse. En couverture, on remarque tout de suite la balafre sur la joue droite de James Bond, telle qu'elle existe à l'origine et qu'aucun acteur n'a jamais porté sur grand écran. Le cinéma n'a jamais illustré de 007 balafré. De plus, l'annonce " d'après l’œuvre de Ian Fleming " est mise en évidence et James Bond lui-même semble autoritaire, dans un dessin rappelant le style des illustrations des années cinquante et soixante. C'est pourtant dans notre monde contemporain que prend place VARGR . Il effectue même une incursion dans la science fiction. Les lecteurs de la maison de Gaspard savent que je n'apprécie pas beaucoup les James Bond au cinéma qui s'égarent dans cette voie ( You only live twice , Moonraker , Die another day ). Cet aspect de VARGR reste cependant acceptable. Pas de vaisseaux spatiaux à signaler, n...

Icebreaker (1983) - John Gardner

" Le complexe de la Mission commerciale militaire de la République socialiste populaire de Libye est situé près de la côte, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Tripoli. Un rideau d'eucalyptus, de cyprès et de pins le dissimule aux regards indiscrets. Vu du ciel, on dirait une prison. Trois clôtures anti-cyclones d'une hauteur de six mètres, surmontées d'un mètre de barbelé et de fil électrique, en forment l'enceinte. La nuit, des chiens sont lâchés entre les clôtures et des patrouilles, en voitures blindées Cascavel, font des rondes régulières. Les bâtiments du quartier sont avant tout fonctionnels. Une caserne basse, construite en bois, abrite les forces de sécurité ; deux immeubles plus confortables font office d' "hôtels" ; le premier héberge les délégués militaires étrangers, le second leurs homologues libyens." Lire Ian Fleming une deuxième fois fut une profonde redécouverte de l'écrivain et du personnage qu'il a créé...

James Bond : l'encyclopédie (2015) - John Cork & Collin Stutz

Pour ce livre illustré de nombreuses photographies, John Cork et Collin Stutz ont effectué un important travail de recensement. Les acteurs ayant incarné James Bond sont bien entendu décrits, comme les alliés soutenant et assistant 007 dans les films, de Dr No à Skyfall (le travail semble avoir été achevé avant la sortie de SPECTRE ), les ennemis, les girls, jusqu'à des personnages plus secondaires ainsi que les véhicules, les armes et les gadgets qui apparaissent en plus de cinquante années d'aventures. Ils n'oublient pas de mentionner parfois ce qu'il en est des romans et des nouvelles de Ian Fleming même si on pourra regretter, une fois de plus, que le traitement qui leur est réservé soit nettement moins conséquent. Mais que voulez-vous, le 007 originel est moins vendeur... Nous avons les sujets classiques comme les différents interprètes de James Bond, les alliés, les ennemis, les girls, les véhicules, les gadgets, etc. Il y a cependant quelque chose qui ...

For special services (1982) - John Gardner

" Maastricht. Le centre de contrôle d'Euro Air Traffic passe le vol 12 de la British Airways au contrôle de Londres, juste au moment où l'appareil franchit la côte à quelques kilomètres d'Ostende. Franck Kennen est de service depuis moind de dix minutes lorsqu'il accepte le vol. Il prescrit au gros porteur, un Boeing 747, de descendre de 9700 mètres à 6500 mètres. Ce n'est pour lui qu'un des appareils figurant dans le champs de son radar - un point vert lumineux avec numéro de vol 12, altitude et cap. Tout paraît normal. Le vol entre dans la phase finale du long trajet depuis Singapour via Bahreïn. Machinalement, Kennen  avise les services de contrôle de Heathrow : Speedbird 12 va atterrir. Ses yeux fixent l'énorme écran radar. L'appareil amorce sa descente, les chiffres d'altitude décroissent régulièrement. - Speedbird un-deux autorisé à atterrir en deux-zéro ; vecteur... Kennen s'interrompt ; il a senti, vaguement, que Heathrow sol...

SPECTRE (2015) - Sam Mendes (second billet)

Je n'avais pas été véritablement convaincu par SPECTRE à sa sortie au cinéma. J'avais bien tenté la rédaction d'un billet positif mais les personnes sachant lire entre les lignes peuvent deviner que l'enthousiasme n'est pas entier. J'avais par la suite reconnu ma déception ICI . En fait, je m'attendais à une autre histoire, à une autre intrigue. La raison ? La première photo dévoilée du film qui m'a tout de suite fait penser à On her Majesty's secret service . A cela s'ajoutait le titre du film qui supposait le retour de Ernst Stavro Blofeld et de son organisation criminelle. On her Majesty's secret service est le récit le plus marquant des intrigues liées à Blofeld et le SPECTRE. Parmi les informations avancées avant la sortie, un point m'interpellait avec insistance, le nom du personnage interprété par Christoph Waltz : Franz Oberhauser. Dans la nouvelle Octopussy , il y a un Hannes Oberauser, professeur de ski d'un jeu...

Shaken not strirred - Cocktails James Bond 007 - Recettes explosives et raffinées (2015) - François Joseph

Bien que passionné par l'univers de James Bond depuis près de trois décennies, je n'avais jamais bu de Vodka Martini shaken not stirred , le cocktail le plus connu de l'agent secret de Ian Fleming. Cet écueil est désormais réparé à l'occasion d'un récent repas avec deux de me plus proches amis où je leur ai proposé la boisson en guise d'apéritif en suivant la recette telle qu'elle est décrite dans l'élégant livre qui sert de support à ce billet : une mesure de Vodka, une demi mesure de Martini blanc et l'ensemble secoué dans un shaker avant d'être versé  dans un verre à Martini. Avant de le boire est ajoutée une olive verte dénoyautée. La Vodka Martini shaken not stirred est un excellent cocktail, agréable au palet. Le manuel explique que les puristes préfèrent le mélange à la cuillère car elle ne casse pas les molécules de la vodka. En fait, tous les cocktails que déguste James Bond sont détaillés, dans les aventures littéraires comme ...

Skyfall (2012) - Sam Mendes (second billet)

Skyfall est pour le moment le seul James Bond pour lequel je consacre un second article (voir la première chronique ICI ). En effet, il était sorti au cinéma avant même que j'entame un nouveau marathon complet des films, cette fois avec les Blu-ray du coffret sorti pour les cinquante années cinématographiques du personnage de Ian Fleming ; et que ma famille m'avait offert. Seconde chronique mais c'est déjà la cinquième fois que je vois Skyfall . Pour certains Bond, je dois bien comptabiliser une vingtaine de visionnages, si je ne les ai pas déjà dépassé ; et j'envisage déjà de revoir toute la série, cette fois en conversion 3D. Puisque c'est possible désormais avec la télévision 3D, pourquoi pas ? Cela peut être amusant de revoir de cette façon tous ces films vus et revus au delà du raisonnable, même si convertir une vidéo de cette manière ne donne pas un résultat aussi satisfaisant qu'un Blu-ray déjà en 3D.   Ces considérations mises à part, qu'e...

Quantum of solace (2008) - Marc Forster

SPECTRE établissant un lien entre tous les Bond de Daniel Craig, j'espérais revoir à la hausse Quantum of solace , ce dernier étant désormais intégré au sein d'une intrigue plus large. En effet, après la réussite Casino Royale , le deuxième Craig fut une grosse déception ; et l'est malheureusement resté après un récent nouveau visionnage en Blu-ray. Le fond de l'histoire, d'une simplicité enfantine, repose en fait sur un scénario mal fichu qu'un montage à la hache n'aide pas le spectateur à se sentir émotionnellement impliqué. Pourtant, nous sommes face à un 007 perturbé par la mort de Vesper Lynd et dont il entend venger la mort en remontant jusqu'aux véritables responsables. De la poursuite qui ouvre le film au combat de 007 contre Dominic Greene (un Mathieu Amalric qui pousse de ridicules cris stridents en tentant de tuer l'espion britannique avec une hache) à la fin du film, rien ne fonctionne véritablement sauf peut-être le passage...

Casino Royale (2006) - Martin Campbell

A l'annonce de l'arrivée de Daniel Craig dans le rôle de James Bond, je dois bien reconnaitre que j'étais dubitatif, l'acteur étant physiquement très éloigné de son prédécesseur, Pierce Brosnan. Je n'ai pas voulu préjuger avant de voir Casino Royale et à la fin du film, un constat s'imposait : Daniel Craig est James Bond ; et aujourd'hui, après quatre films, je peux affirmer qu'il en est même le meilleur interprète. Je me souviens des commentaires désobligeants, parfois violents et agressifs, dont il a fait l'objet au moment de la sortie de ce film. C'était parfaitement injuste. D'ailleurs aujourd'hui, où sont passés les auteurs de cette diatribe ? Ils ont commencé à se calmer après la sortie de Casino Royale , ont tenté de revenir à la charge au moment de Quantum of solace (car il est vrai que c'est une déception pour beaucoup de monde) et se sont définitivement tus face à la réussite, tant artistique que commerciale, que rep...

Dans les coulisses de SPECTRE (2015)

Au cinéma, je crois en réalité être passé un peu à côté de SPECTRE . L'avis que j'ai publié rapidement après l'avoir vu n'est d'ailleurs pas des plus convaincants. Malgré ses scènes d'action, je ne m'attendais pas à ce travail d'ambiance quasi permanent. Skyfall avait amorcé la tendance, SPECTRE la confirme et la prolonge. Ainsi, j'attends la sortie en vidéo pour revoir mes impressions. Il est loin le 007 rigolard de Roger Moore. Et heureusement ! Le cinéma de divertissement se veut de plus en plus sérieux et grave. C'est une tendance qui se généralise et l'univers de James Bond ne pouvait pas échapper à cette inflexion ; et d'une certaine manière, il rejoint ce qu'avait créé Ian Fleming dans les années cinquante. Le livre dont il est question ici regroupe un ensemble de photos qui couvre les mois de tournage du second Bond de Sam Mendes, Mexique, Italie, Autriche, etc. Bien sûr, il y a un côté promotionnel dans l'...

Trigger mortis (2015) - Anthony Horowitz

" C'était ce moment de la journée où le monde commence à fatiguer. Le soleil se posait sur l'horizon. Un faisceau rougeoyant rampait à la surface des vagues et, sur le ciel vide, un vol d'oiseaux dessinait des motifs aléatoires. Le vent était tombé et la chaleur de l'après-midi était devenue oppressante, emprisonnée dans une brume de poussière et de vapeurs d'essence. Au milieu de cette brume, le break Crosley bleu sombre se retrouva soudain seul sur la route 13, en direction de l'intérieur des terres. La Crosley était une vilaine voiture avec un nez proéminent et une cabine rectangulaire, sa carrosserie déjà attaquée par la rouille. Le conducteur, penché sur le volant  et les yeux fixés sur la route, l'avait achetée trois cent dollars à un marchand d'occasions qui avait juré qu'elle consommait six litres au cent et montait jusqu'à quatre-vingt kilomètres-heure. Bien entendu il mentait, avec le sourire chaleureux et la denture parfaite d...