Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Roger Moore

A view to a kill (1985) - John Glen

Je n'ai jamais beaucoup aimé A view to a kill et je suis toujours étonné de la relative bienveillance dont, souvent, il bénéficie. Après l'avoir revu récemment, mon avis ne se fera pas plus clément à son égard. En effet, tant il accumule les défauts et les faiblesses, il m'est apparu encore moins convaincant, à peine divertissant. Entre son scénario des plus basiques, la platitude de sa mise en scène, l'âge de son interprète principal et bien d'autres éléments négatifs, il faut faire preuve de tolérance pour rester accroché par le dernier James Bond de Roger Moore . Pire, j'ai eu l'impression de retourner douze ans en arrière avec ce capitaine de police de San Francisco dont les gaffes et les mésaventures m'ont rappelé celles de l'insupportable shérif J. W Pepper du catastrophique Live and let die . Jusqu'à présent, je n'avais jamais fait le rapprochement mais il m'a cette fois sauté aux yeux. Tout cela n'est pas très bondien, ...

Octopussy (1983) - John Glen

Contrairement à ce que clame fièrement l'affiche française, Octopussy n'est pas "Le meilleur des Bond", la faute à un humour trop présent tout au long du film et à un scénario qui, s'il n'est pas inintéressant, a été inutilement compliqué. En vérité, malgré plusieurs visionnages en à peu près un quart de siècle, je suis toujours incapable de le résumer correctement. On débute par un trafic d'objets d'art pour parvenir à une menace nucléaire sur une base de l'OTAN via les agissements d'un général russe paranoïaque et la complicité d'un prince indien qui se sert du cirque de luxe d'une riche trafiquante, elle même à la tête d'une sorte de gang composé uniquement de femmes. Quand même... c'est assez tordu... En revanche, John Glen qui assure la mise en scène pour la deuxième fois après For your eyes only améliore sa façon de filmer. C'est même la première fois que j'apprécie réellement la mise en scène du sixième J...

For your eyes only (1981) - John Glen

Après les consternants délires spatio-humoristiques de Moonraker , il était nécessaire que James Bond retrouve un peu de sérieux. Le bateau espion britannique Saint George, doté du système de déclenchement des missiles de la flotte anglaise A.T.A.C, est détruit par une mine. Les Havelock, un couple d'archéologues travaillant pour les services secrets britanniques, sont chargés de localiser l'épave. Ils sont cependant assassinés par Hector Gonzales, sous les yeux de leur fille, Melina ( Carole Bouquet ). James Bond (toujours interprété par Roger Moore pour la cinquième fois) est chargé d'enquêter sur ces événements. Plus les années passent, moins le douzième James Bond m'apparaît convaincant, la faute à une mise en scène qui manque singulièrement de relief et qui vieillit à chaque nouvelle vision. De plus, la photo du film relève plus du téléfilm de luxe que du cinéma. Il y a pourtant des choses intéressantes dans ce douzième James Bond, à commencer par le pré...

Moonraker (1979) - Lewis Gilbert

Moonraker s'ouvre sur la subtilisation d'une navette spatiale transportée par avion entre les Etats-Unis et l'Angleterre. S'en suit une séquence où James Bond est surpris par des ennemis et éjecté sans parachute d'un avion. Dans sa chute libre, il affronte un homme de main pour tenter de récupérer un parachute. Puis c'est Jaws ( Richard Kiel ), qui refait son apparition dans ce film après avoir survécu à la destruction du repère de Karl Stromberg dans The spy who loved me qui s'en prend à lui. Cassant la poignée de son parachute en tentant de l'ouvrir, Jaws finira sa chute sur le chapiteau d'un cirque. Tout Moonraker est à l'image de son prégénérique, une succession de scènes plus ou moins spectaculaires qui s'achèvent systématiquement en clowneries. Même Jaws, pourtant si inquiétant et effrayant dans The spy who loved me , est ici prétexte à un humour de collégien jusqu'à lui faire avoir un coup de foudre pour une blondinette ...

The spy who loved me (1977) - Lewis Gilbert

Mis à part le titre,  The spy who loved me  ne partage rien avec le roman d'origine écrit, bien sûr, par Ian Fleming . J'ai toujours lu que le créateur de James Bond n'avait autorisé que l'utilisation du titre pour le cinéma et non le contenu de l'histoire. D'ailleurs, le livre est tellement original dans sa construction qu'il semble impossible à adapter tel quel, du moins dans la façon dont sont transcrits les récits de Ian Fleming au cinéma depuis le Dr No . On est donc très loin de l'univers qu'a élaboré l'écrivain et Roger Moore éloigne encore un peu plus James Bond de sa personnalité  littéraire. Après ses deux premières interprétations hasardeuses, il semble cependant avoir enfin trouvé le ton qui lui convient. Malgré les extravagances de ce dixième opus, je l'ai toujours apprécié. Les passages spectaculaires et les scènes d'action sont contrebalancés par des moments plutôt dramatiques. Ainsi, j'ai toujours vu en The spy ...

The man with the golden gun (1974) - Guy Hamilton

Après la blaxploitation ( Live and let die ), c'est derrière les films de karaté que court The man with the golden gun . Alors que le roman se situe en Jamaïque, l'action est ici transposée en Asie et l'histoire a été considérablement remaniée. De l'intrigue simple mais efficace écrite par Ian Fleming, l'affrontement James Bond/Francisco Scaramanga est ici parasité par divers éléments sans grand intérêt comme l'intrigue qui tourne autour du Sol-X, un petit appareil qui permettrait d'utiliser l'énergie solaire à la place du pétrole. Il est vrai que le premier choc pétrolier est passé par là entre temps mais dans le contexte de l'histoire ici, c'est  franchement hors sujet. Il faut aussi supporter un Nick Nack (Hervé Villechaize) qui braille et rit à tout va, une Mary Goodnight (Britt Ekland) qui représente la caricature de la James Bond girl bête et jolie et qui sera littéralement mise au placard par James Bond pour qu'il puisse accueillir...

Live and let die (1973) - Guy Hamilton

Comment du roman noir et violent de Ian Fleming a t-on pu en extraire un film aussi ringard et minable ? Qu'a t-il bien pu se passer dans la tête des scénaristes et des producteurs pour en faire un ersatz de la blaxploitation, ce sous-genre en vogue à l'époque mais tellement éloigné du monde de James Bond ? A la limite, si la mise en scène et le montage avaient été de qualité, le spectateur aurait pu apprécier le spectacle mais c'est loin d'être le cas. On remarque d'abord l'abandon du format 2,35:1 pour le 1,37:1 nettement moins impressionnant et qui n'était pourtant plus utilisé depuis  Thunderball . Après un prégénérique plutôt macabre et intrigant (on assiste à l'assassinat de trois personnes dans trois lieux différents) et un générique où prédominent flammes et têtes de mort sur fonds de demoiselles dénudées, on assiste à une scène relevant du vaudeville et certainement pas de l'univers de 007 ; et encore moins de Ian Fleming. M et Miss M...

Bond on Bond (2012) - Roger Moore

Cette année, James Bond  a 50 ans de vie cinématographique. Les producteurs ont mis tout en œuvre pour qu'un maximum de personnes en soit informé ; C'est aussi l'un des angles de communication utilisé pour Skyfall . A même été célébré un  James Bond day  le 05 octobre dernier et qui correspond à la date exacte des 50 ans de la sortie de Dr. No , le premier film de la série. Aussi, en cette période anniversaire pour 007, ils sont plusieurs à vouloir leur part du gâteau et c'est ainsi qu'un nombre conséquent de livres sur le sujet sont sortis... à intérêt variable. Il faut donc choisir parce que tout n'est pas intéressant ou ne répond pas forcément aux attentes de chacun et aussi parce que les budgets ne sont pas illimités. En ce qui me concerne, mon choix s'est porté sur le livre écrit par Roger Moore , Bond on Bond , traduit en France en James Bond par Roger Moore . La période où Roger Moore a incarné le personnage créé par  Ian Fleming  n'est pas c...