Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Pierce Brosnan

Die another day (2002) - Lee Tamahori

Die another day est à Pierce Brosnan ce que Moonraker était à Roger Moore ; et, c'est généralement oublié, ce que You only live twice était à Sean Connery, c'est-à-dire un James Bond s'engageant sans retenue dans un délire science-fictionnel que j'apprécie peu. Cela n'a rien à faire dans un James Bond. J'ai encore en tête les premiers mots entendus au cinéma lorsque le générique de fin a débuté : "On dirait une parodie !" prononcés par mon ami Julien qui était avec moi. Avec Die another day , les producteurs entendaient célébrer les quarante ans de vie sur grand écran du personnage de Ian Fleming et ils l'ont fait de la pire façon qu'il soit. Multiplier les références et autres clins d’œil à tous les précédents films ne donne pas nécessairement un bon James Bond. Non, 007 ne peut pas conduire une Aston-Martin invisible ni échapper à un rayon laser tiré d'un satellite en orbite autour de la terre, tout comme ses ennemis ne cha...

The world is not enough (1999) - Michael Apted

Le titre du film est la traduction de Orbis non sufficit, la devise latine qui se trouve sur les armoiries familiales de James Bond. Cette information étant donnée dans On her Majesty's secret service , le roman, il était donc légitime de supposer que The world is not enough opérait un retour aux sources flemingiennes de James Bond. Ce n'est pourtant pas le cas. The world is not enough fait la part belle aux scènes d'action et de cascades qui sont pour la plupart bien réalisées (ah, ce prégénérique !) mais il y a des ratés. La poursuite entre les parahawks et Bond (Pierce Brosnan bien sûr) et Elektra (Sophie Marceau) en skis manque cruellement de tension. Un comble alors que jusque là, les Bond excellaient dans les séquences enneigées (quatre films sont remarquables à ce sujet : On her Majesty's secret service , The spy who loved me , For your eyes only et The living daylights ). La fin dans le sous marin nucléaire a tendance à traîner en longueur et systé...

Tomorrow never dies (1997) - Roger Spottiswoode

GoldenEye , le premier Bond de Pierce Brosnan , privilégiait l'ambiance. Pour le suivant, ce sera l'action. Pourquoi pas ? Le but de GoldenEye était évident : après quelques années de disparition du grand écran, il s'agissait d'installer James Bond dans un nouveau monde post rideau de fer ; et la première bande annonce annonçait la couleur en ce sens : " It's a new world with new enemies and new threats but you can still depend on one man : 007 ". Maintenant que James Bond a été lancé dans ce monde nouveau, et de manière réussie, on peut revenir à une trame plus classique. Ainsi, le scénario de Tomorrow never dies reprend un schéma narratif déjà éprouvé par le passé et place les scènes attendues aux moments opportuns. Le scénario ne brille donc pas par son originalité, pas plus que la mise en scène. Il ne fallait pas non plus attendre des miracles de la part du réalisateur de Stop! or my mom will shoot , l'un des plus mauvais Stallone . L...

GoldenEye (1995) - Martin Campbell

1988 : Dr No est diffusé à la télévision. C'est un coup de foudre. 1989 : Je vais voir Licence to kill qui vient de sortir. Puis... plus rien. Enfin, pas exactement. Je découvre rapidement les uns après les autres les précédents James Bond mais jusqu'en 1995, pour des questions juridiques, aucun nouveau ne sort au cinéma alors que leur moyenne de sortie était d'un film tous les deux ans. Je me souviens d'une interview de Desmond Llewelyn dans laquelle il déplorait la situation. En 1995, GoldenEye sort enfin. Évidemment, je vais le voir ; et bien sûr, en sortant du cinéma, je suis ravi. Je suis même allé le voir trois fois. C'est toujours avec plaisir que je regarde le premier Bond avec Pierce Brosnan . Le scénario, qui dans sa structure emprunte à Thunderball (le vol d'une arme de destruction massive par une organisation terroriste sans que James Bond ne soit dans un premier temps impliqué dans une enquête à son sujet), offre un bon suspense ...