Accéder au contenu principal

The godfather (1972) - Francis Ford Coppola


Dans le top 3 de mes films favoris, The godfather est en deuxième position. Je l'ai pourtant peu regardé. Il est le genre de long métrage dont il faut maintenir la rareté pour en apprécier la valeur. En rédiger une chronique n'est pas chose aisée tant, avant tout, il se contemple : précision de la mise en scène, intelligence du scénario, talent des acteurs, subtilité de la musique.

Quand est évoqué le premier opus de ce qui deviendra une trilogie, on pense d'abord à Marlon Brando mais c'est pourtant Al Pacino qui domine ; et qui dominera dans les films suivants. The godfather est avant tout le récit de l'ascension du fils d'une famille mafieuse que rien ne prédisposait à en prendre la tête, au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Depuis 1972, le choix du tout jeune Al Pacino pour le rôle de Michael Corleone sonne comme une évidence. Que ce soit dans sa voix, son regard, ses silences, il a en lui l'autorité pour incarner l'héritier du patriarche de la famille Corleone interprété par un Marlon Brando qui s'est volontairement vieilli.

On apprécie également le reste du casting de haut niveau : James Caan, Robert Duvall, Diane Keaton, Talia Shire, etc. Je suis de ceux qui pensent que c'est le metteur en scène qui permet aux acteurs d'être remarquables dans un film et Francis Ford Coppola permet à chacun d'entre eux de se distinguer, jusqu'aux plus petits rôles.

Pour conclure, The godfather est la tragédie d'un homme pris dans le piège de la violence de son histoire familiale et à laquelle il ne peut échapper. Le dernier plan en est la terrible illustration.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Vertige (2011) - Franck Thilliez

J'ai découvert Franck Thilliez  il y a quelques années avec La chambre des morts , polar que j'avais apprécié lire. Plus tard, j'ai lu Train d'enfer pour ange rouge , thriller plutôt bien construit qui plonge le lecteur dans un univers qui se montre de plus en plus effrayant. J'ai achevé la lecture de  Vertige  récemment, son avant dernier livre qui me fait dire que l'auteur s'est amélioré entre ses premières œuvres et celle-ci ; Avec toujours ce goût pour les descriptions de scènes et situations morbides. Jonathan Touvier se réveille au fond d'une grotte glacée. Il est attaché au poignet par une chaîne qui restreint considérablement son champs de déplacement. Il y a son chien aussi, endormi et qui ne tardera pas à sortir du sommeil dans lequel il a été plongé. Deux autres hommes aussi se réveillent dans le même lieu : Farid, qui lui est enchaîné à la cheville et Michel, libre de ses mouvements mais qui a un masque de fer fixé autour de la tête. P...

Le Touquet - British Week : Week-end James Bond des 8 et 9 octobre 2011

Palais des Congrès - Entrée Pour la deuxième fois, Le Touquet organise la British Week. Débutée le samedi 8 octobre, elle s'achève dimanche prochain. La station se met "à l'heure anglaise" comme le proclame la municipalité. Cette année a été organisé un Week-end James Bond avec le Club français de l'agent secret britannique et plusieurs invités. Ceux qui me connaissent savent que je suis un mordu du personnage depuis pas mal d'années, depuis que j'ai 14 ans en réalité lorsque j'ai vu le tout premier James Bond, "Dr No". J'apprends ainsi qu'une conférence sur Ian Fleming  animée par un certain Jacques Layani, auteur de On ne lit que deux fois aura lieu au Palais des Congrès le samedi matin. L'après-midi est prévue la diffusion de "Tuer n'est pas jouer" suivi d'un entretien avec John Glen et Maryam d'Abo qui  sont respectivement le metteur en scène (ainsi que de quatre autres James Bond) et ...

Skyfall (2012) - Sam Mendes

Me rendre au cinéma pour découvrir le nouveau James Bond est une démarche qui se démarque de toutes les autres fois où je vais en salle. Dans un an, cela fera 25 ans que je me passionne pour ce personnage. Pour ses 50 ans de cinéma, l'espoir de vivre quelque chose d'excitant est plus intense que jamais. Sur la route, au volant de la voiture, je fais un dernier point. A l'exception de Away we go , j'ai vu tous les films de Sam Mendes  qui met ici en scène son premier Bond. J'ai aimé chacun de ses films et savoir que ce n'est pas juste un "faiseur" derrière la caméra est certainement ce qui m'emballe le plus. Il y a Daniel Craig  aussi bien sûr. Instantanément James Bond dans Casino Royale , il sauve à lui seul Quantum of solace  de la totale insipidité grâce à son jeu intense. Lorsque j'ai su que c'était Javier Bardem  qui incarnait l'ennemi du film, j'ai exprimé un "wahou" béat tant j'avais encore en tête son in...