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Poltergeist (1982) - Tobe Hooper


La sortie d'un remake, souvent, me donne l'envie de voir ou revoir le film original. Sorti récemment, celui de Poltergeist m'a donc conduit à m'intéresser à nouveau au film de Tobe Hooper sorti en 1982. Dans ce film, une famille américaine, les Freeling, se trouve confrontée à des esprits qui hantent leur maison et enlèvent leur fille Carol-Anne pour la maintenir dans un univers hors du notre.

Désormais un classique de l'épouvante, je n'avais pas vu Poltergeist depuis une bonne quinzaine d'années, si ce n'est plus. Je me souvenais pourtant des grandes lignes de son histoire tant il fait partie de ces films que j'ai visionné sans retenue pendant mon adolescence. Le revoir avec un regard plus mature fut une expérience intéressante et grâce au DVD de ma sœur, j'ai pu profiter pour la première fois de la version originale ; ce qui est toujours mieux pour se mettre dans l'ambiance.

Au delà des scènes d'angoisse qui ont gardé leur efficacité, j'ai surtout été frappé par les instants de poésie du métrage. En effet, le film ne cherche pas uniquement à faire peur mais aussi à créer des émotions positives chez le spectateur comme certaines apparitions fantomatiques qui attirent la fascination des personnages. Je pense que la présence de Steven Spielberg en tant que producteur n'est pas étrangère à la dimension poétique du film comme les moments effrayants portent indéniablement la patte de son réalisateur officiel qui avait livré The Texas chain saw massacre quelques années auparavant.

Tout est fait pour que le spectateur ait de la sympathie pour les Freeling, pour que ce qu'il leur arrive paraisse injuste. Les moments de vie quotidienne que le film prend le temps de mettre en scène parviennent à ce résultat, d'autant plus que jamais ils ne tombent dans une rebutante mièvrerie. Poltergeist ne force pas à aimer cette famille, le spectateur est laissé à sa libre appréciation.

Encore aujourd'hui, Poltergeist est une référence du genre.









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