Accéder au contenu principal

Puss in boots (2011) - Chris Miller

Puss in boots est le genre de film qui ne vous fait pas regretter l'achat de matériel 3D. Visuellement, c'est du bonheur. L'animation ainsi que le format tridimensionnel sont vraiment très agréables pendant toute la durée du métrage. Plusieurs passages mettent ainsi en avant les possibilités graphiques à disposition notamment une séquence très réussie de "battle danse" entre le chat potté et sa rivale féminine Kitty "Pattes de velours".

Le plaisir est d'autant plus agréable que l'aventure qui est proposée, si elle s'adresse à toute la famille, évite l'infantilisme et la recherche systématique de gags en toutes situations. J'ai toujours trouvé regrettable que dans certains dessins animés, les scénaristes cherchent à y intégrer le plus de blagues possibles au détriment bien souvent du récit et de sa progression. Ce n'est pas le cas avec Puss in boots et c'est appréciable.

Issu de l'univers parodique des contes (il apparait dès Shrek 2), le chat potté est une sorte de Zorro félin dont les péripéties dans un Mexique du XIXème siècle vont le pousser à rechercher des haricots magiques qui le mèneront en compagnie de l'oeuf Humpty Dumpty au royaume des géants où vit l'oie aux oeufs d'or. On reste donc dans une ambiance proche des contes de fées où les classiques ingrédients, quêtes, amour, amitiés et trahisons rythment le film. Humpty Dumpty est d'ailleurs à l'origine un personnage de comptine.

On peut aussi s'amuser à repérer les références à d'autres films et univers et la première est sans aucun doute Antonio Banderas qui double le personnage principal dans la version originale. En effet, comme je le disais, le chat potté est une sorte de Zorro, un héros que l'acteur espagnol a interprété à deux reprises dans The mask of Zorro et The legend of Zorro. Mais on peut remarquer plus étonnamment ici Fight club, là Godzilla et King Kong et encore quelques autres sans que ça se transforme pour autant au jeu de "trouve toutes les références qui sont cachées".

La bande originale de Henry Jackman est inspirée des rythmes et sonorités mexicaines et espagnoles et on a même l'agréable surprise d'y entendre l'excellent duo originaire de Mexico Rodrigo y Gabriela.

Le blu-ray offre une aventure inédite du chat à travers un court métrage de 13 minutes : The three diablos. Le personnage est engagé pour faire parler trois sympathiques chatons qui croupissent dans un cachot et qui savent où se trouvent le chuchoteur qui a dérobé un important bijou d'une reine. Les trois diablos, ce sont évidemment les chatons en question. Amusant court métrage à défaut d'être franchement drôle.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Skyfall (2012) - Sam Mendes

Me rendre au cinéma pour découvrir le nouveau James Bond est une démarche qui se démarque de toutes les autres fois où je vais en salle. Dans un an, cela fera 25 ans que je me passionne pour ce personnage. Pour ses 50 ans de cinéma, l'espoir de vivre quelque chose d'excitant est plus intense que jamais. Sur la route, au volant de la voiture, je fais un dernier point. A l'exception de Away we go , j'ai vu tous les films de Sam Mendes  qui met ici en scène son premier Bond. J'ai aimé chacun de ses films et savoir que ce n'est pas juste un "faiseur" derrière la caméra est certainement ce qui m'emballe le plus. Il y a Daniel Craig  aussi bien sûr. Instantanément James Bond dans Casino Royale , il sauve à lui seul Quantum of solace  de la totale insipidité grâce à son jeu intense. Lorsque j'ai su que c'était Javier Bardem  qui incarnait l'ennemi du film, j'ai exprimé un "wahou" béat tant j'avais encore en tête son in...

Casino Royale (1953) - Ian Fleming

Avant propos : la quasi intégralité de cet article a été rédigée avant le week-end James Bond au Touquet . C'est l'organisation de ce week-end qui m'a motivé pour me plonger à nouveau dans les origines de 007 plus de 20 ans après les avoir lu. Il y a quelques similitudes avec les propos de Jacques Layani lors de sa conférence du 8 octobre dernier mais en aucune façon, je n'ai copié ou récupéré ce qu'il a pu dire sur Ian Fleming et James Bond. Je tenais à le préciser afin d'éviter tout malentendu avec celles et ceux qui ont assisté à la conférence ainsi qu'avec Jacques Layani lui même. " L'odeur d'un casino, mélange de fumée et de sueur, devient nauséabonde à trois heures du matin. L'usure nerveuse causée par le jeu - complexe de rapacité, de peur et de tension - devient insupportable ; les sens se réveillent et se révoltent. " C'est par ces mots que commence en 1953 la toute première intrigue de James Bond 007 imaginée par ...

Licence to kill (1989) - John Glen

Licence to kill est le premier James Bond que j'ai vu au cinéma. A l'époque, j'avais été un peu déçu, le canevas scénaristique étant similaire à de nombreuses productions cinématographiques des années quatre-vingts, à savoir une histoire de vengeance sur fond de trafic de drogue. Depuis, je l'ai revu à la hausse. En effet, bien qu'il s'agisse pour la première fois d'un titre non issu des écrits de Ian Fleming, il me semble plutôt fidèle à l'esprit du créateur de James Bond. Il s'inspire d'ailleurs d'éléments qui avaient été ignorés dans les précédentes adaptations, en premier lieu la mutilation de Felix Leiter ( David Hedison ), jeté dans la mâchoire d'un requin, événement dramatique qui intervient dans le roman Live and let die mais entièrement ignoré dans sa pitoyable adaptation de 1973 . Dans Licence to kill , Leiter est jeté au requin alors qu'il vient tout juste de se marier. Parallèlement, Della, son épouse, sera t...